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Un peu d'histoire avant notre arrivée en Bretagne.
Lorsque nous sommes arrivés A Coruna, Espagne, la première vue de la ville était triste,
même le Capitaine ne la reconnaissait plus après sa dernière visite il y a plus de 15 ans.
Des édifices partout, immense ville en chantier de construction, des grues en voulez-vous? en v'la ! Mais la première impression n'est pas toujours la bonne. Le lendemain de notre arrivée nous avons décidé de prendre une place à la Marina (à coté du centre-ville) puisqu'il s'annonçait des vents assez forts d'autant plus qu'il avait commencé a souffler pendant la nuit et il était important de prendre un peu de repos avant notre prochain départ.
Nous avons visité ce petit coin de pays en Espagne et quel centre ville! Typique de l'Europe. Bonne bouffe,
bar sympa, une place publique superbe et pleins d'échanges entre marins.
Notre départ...
Nous avons quitté jeudi le 7 juillet, 12h30, plein d'eau et de nourritures pour une autre destination...
La Bretagne en passant par le golf de Gascogne " Ouf !! Quelle réputation il a celui là !
Seulement 48 heures de traversée toutefois même avec peu de vent la mer est olé! olé !
Selon notre Capitaine, il ne faut jamais faire cette traversée avec une annonce de gros temps.
Le golf de Gascogne, endroit redouté par les marins. La forme d'entonnoir du golf et deux failles à chaque
extrémité (De 8000 mètres à 500 mètres de profondeur) donne une mer difficile et la chair de poule.
Les failles provoquent d'énormes vagues puisqu'elles n'ont plus d'espaces en profondeur, donc imaginez... (la journée de notre départ, un voilier de 100 pieds a coulé, mauvais temps.. Mais on l'a
vu dans les journaux seulement à notre arrivée... une chance.)
Premièr jour et première nuit...
Malgré le peu de vent, 12 à 20 noeuds, il y avait des vagues venant de côté très fortes causées par tempête au
nord.
Notre vitesse était de 7 à 8 noeuds, 3/4 arrière.
Il ne fallait pas perdre notre vitesse sinon le bateau se promenait dans tous les sens. Notre première nuit a été assez agitée, pas beaucoup de sommeil.
Un p'tit bol de soupe au chou.. Pauvres petits coeurs (après 4 jours sur terre, quelques
heures pour se remariniser).
Traffic maritime, lumières stationnaires provenant de...aucune idée... Bouées ? Épaves ? Rien sur la carte... étrange. Capitaine fut réveillé encore à quelques reprises...
Une chance qu'on l'a, une chance qu'on ça.
Pour foutre la trouille au 2ième moussaillon, 1er Moussaillon disait toujours ''On va tous mourir!''
Capitaine répliquait '' Ca pourrait être pire''.
Et ca marchait.
Deuxième jour et deuxième nuit...
La mer est maintenant plus calme, vent portant, une journée superbe de voile avec soleil. Mais un autre petit rush,
avis de tempête.. Alors on trace. Un peu d'action pendant la nuit, appel de détresseà la radio, c'était une histoire
à suivre...
Nous sommes arrivés le 9 juillet dans l'Aven à 12h30. Que c'est beau !!! Ce moment de Bonheur efface
les petites difficultés rencontrées.
Un accueil très chaleureux de nos amis ! Merci Jean-Bernard et Christine, quelle belle soirée.
Bon-Ange est à quai, à la place du voilier Belle Angèle, parti pour un mois... Quelle chance.
C'est ici en Bretagne que Moussaillon Ded nous quittera pour d'autres aventures.
Au nom du Capitaine Merci pour ce magnifique voyage et au nom du 2ième moussaillon, merci d'avoir partagé l'expérience de sa vie. Tu vas nous manquer... A bientôt et amuses toi bien !
Nous sommes arrivés depuis une semaine, que le temps passe vite. Nous profitons encore de ce magnifique coin de pays en dégustant les meilleures crêpes au monde... Après celle du Guatémala bien
sûr !! Et on ne s'ennuie pas ici, hier le 14 juillet, devinez ?? C'était la fête des francais oh là là !!!!
A bientôt pour d'autres aventures.
Gilou & Nan'

La psychanalyse est-elle dépassée? par Elisabeth Roudinesco
[Désolé...à vos lunettes.]
Aujourd'hui remise en question par les progrès de la connaissance du cerveau, la psychanalyse défend une vision du psychisme de l'Homme qui ne saurait se réduire au simple fonctionnement de ses
neurones. Exigeante méthode d'exploration de soi, aux résultats cliniques incontestables, la psychanalyse apparaît comme un humanisme salutaire contre les aliénations d'une société moderne qui
privilégie les performances techniques et le règlement chimique des souffrances de l'âme.
Inventée par Sigmund Freud en 1896, la psychanalyse est une discipline qui comprend une méthode thérapeutique, un système de pensée et un mouvement politique lui permettant de transmettre son
savoir et de former des praticiens.
Fondée sur l'exploration de l'inconscient, elle ne doit être confondue ni avec la psychiatrie, branche de la médecine qui traite des maladies mentales, ni avec les diverses écoles de
psychothérapie qui mettent en jeu d'autres formes de traitement des états psychiques, ni avec la psychologie qui étudie l'ensemble des discours relatifs aux relations entre l'âme et le corps.
Bien qu'elle soit différente de toutes ces disciplines, la psychanalyse n'a cessé de les nourrir et de les transformer tout au long d'une histoire conflictuelle.
Née à Vienne, au cœur de l'empire austro-hongrois, et portée par des Juifs des Lumières, la psychanalyse s'est implantée dans une quarantaine de pays et en majorité, exception faite du Japon,
dans l'aire dite de la « civilisation occidentale ». Deux conditions préexistent à la formation de son mouvement : d'une part la constitution d'un savoir psychiatrique, c'est-à-dire d'un regard
sur la folie capable de conceptualiser la notion de maladie mentale au détriment de l'idée de possession démoniaque, et de l'autre l'existence d'un Etat de droit susceptible de garantir la
liberté d'association et de réduire toute emprise sur les consciences.
Une certaine conception de la liberté humaine
Les conditions d'existence de la psychanalyse semblent répondre à une conception de la liberté humaine qui est en contradiction avec la théorie freudienne de l'inconscient. Celle-ci montre en
effet que l'Homme n'est pas le maître en sa demeure, tant sa liberté est soumise à des déterminations qui lui échappent. Or, pour qu'un sujet puisse faire l'expérience de cette « blessure
narcissique » par quoi il n'est pas libre, encore faut-il qu'existe dans la société où il parle une reconnaissance consciente de l'inconscient. De même que l'exercice de la liberté de la
psychanalyse a partie liée avec la constitution de la notion de sujet dans l'histoire de la philosophie occidentale.
Après cent ans d'existence et de résultats cliniques incontestables, la psychanalyse est aujourd'hui violemment critiquée, là où elle s'est le mieux implantée, par les adeptes de l'homme-machine,
qui font dériver du cerveau tous les problèmes psychiques en prétendant les éradiquer par des traitements chimiques jugés plus efficaces parce qu'ils atteindraient les causes dites « cérébrales »
des déchirements de l'âme.
Dès les premières publications de Freud, la psychanalyse fut regardée comme un « pansexualisme » portant atteinte à la dignité des familles et réduisant les passions humaines à des « choses
génitales ». On pensait volontiers qu'elle pouvait entraîner la société vers la décomposition. En bref, on projetait sur la psychanalyse les peurs et les angoisses d'une époque caractérisée par
la libération des mœurs, l'émancipation des femmes et le déclin de l'autorité patriarcale.
Le règne de l'homme-machine
Aujourd'hui, nous vivons dans un monde où chacun recherche un confort individuel. Mieux vaut ne rien savoir de son être intime plutôt que d'être hanté par les fantômes de la mémoire. Le modèle
dominant de l'économie libérale restreint les libertés subjectives en ayant l'air de les élargir. Il transforme le sujet en une individualité biologique à laquelle il réclame performance et
productivité. En contrepartie, il abolit toute réflexion sur soi. L'homme moderne de l'économie libérale doit être lisse et sans conflits. Semblable à un ordinateur, il ne doit pas offrir le
spectacle d'une quelconque défaillance.
Mais ne pouvant obéir à une telle injonction, il a le choix entre devenir dépressif à force de refouler son angoisse et devenir victime à force de rechercher les causes de son malheur dans
l'agressivité venue de l'extérieur.
Dans un cas, il ressemble à un animal domestiqué, persuadé que son malaise viendrait d'une « maladie » surgie de ses gènes, de ses neurones, et dans l'autre cas, il se place sous l'emprise
imaginaire d'une influence : influence des esprits, des astres, ou encore des complots, des riches, des méchants, des corrompus, etc. Aussi accuse-t-il les autres (ou l'Autre en général) d'être à
l'origine de ses souffrances. Il se tourne alors vers de multiples psychothérapies destinées à réparer son moi narcissiquement blessé et jugées plus efficaces que la psychanalyse dans la mesure
où elles évitent l'exploration de l'inconscient.
On comprend donc pourquoi l'attaque contre la psychanalyse n'est plus la même qu'autrefois. Le divorce n'est plus un scandale aujourd'hui et chacun réclame sa part de liberté sexuelle sans
incriminer Freud d'être responsable d'un relâchement des mœurs. Et du coup, sa doctrine fait figure de vieille dame conservatrice et inutile.
La défense du sujet
Loin de contester l'utilité des substances chimiques et de négliger le confort qu'elles apportent, il est nécessaire pourtant de réaffirmer qu'elles ne sauraient guérir l'homme de son malaise
psychique. La mort, les passions, la sexualité, la folie, l'inconscient, la relation à autrui façonnent la subjectivité de chacun et aucune science digne de ce nom n'en viendra jamais à bout. Par
ailleurs, même si existent partout des maltraitances, même si la misère et le chômage sont des fléaux inadmissibles, même si l'exploitation, les abus et les inégalités persistent et doivent être
combattues par des lois, aucun sujet ne doit être regardé en soi comme une victime.
Autrement dit, pour qu'un humain puisse devenir un sujet digne de ce nom, encore faut-il qu'il ne soit pas assimilé à un ordinateur sans pensée, ni affect, ou à un animal physico-chimique réduit
à des comportements.
L'hostilité actuelle envers la doctrine freudienne est le signe à la fois de son succès et de la perte dans les sociétés occidentales d'une certaine conception de la liberté humaine.
L'épanouissement d'une multiplicité de méthodes thérapeutiques, qui tendent à uniformiser le traitement du psychisme sous l'étiquette d'une nomination de pacotille (le « psy »), est l'indice de
cette perte et de l'abaissement de la notion de sujet au profit de celle d'individualité.
Si le XIXe siècle fut le siècle de la psychiatrie et de l'asile et si le XXe siècle fut celui de la psychanalyse et du remplacement de l'asile par les substances chimiques, le prochain siècle
sera celui des psychothérapies de toute nature - des plus sérieuses aux plus dangereuses (comme les sectes par exemple) -, qui prendront massivement en charge les malheurs du psychisme laissés
pour compte par l'échec des substances chimiques au sein d'une société de plus en plus aliénante et dépressive.
Pour renouveler son originalité et affirmer son identité, hors des dogmes d'écoles et des jargons, la psychanalyse devra donc réaffirmer ses valeurs essentielles et universelles. Si elle veut
rester une avancée de la civilisation sur la barbarie - c'est-à-dire un véritable humanisme -, il lui faudra restaurer l'idée que l'Homme est libre de sa parole et que son destin ne se limite pas
à son être biologique. Ainsi pourra-t-elle à l'avenir tenir sa place, à côté des autres sciences, pour lutter contre les prétentions obscurantistes visant à réduire la pensée à un neurone ou à
confondre le désir avec une sécrétion chimique.
Elisabeth Roudinesco
Historienne, directrice de recherche
à l'université de Paris VII
Elisabeth Roudinesco a également été membre de l'Ecole freudienne de Paris (1969-1981).

vhttp://misterdan.over-blog.com/article-20978699-6.html
Je mets ce lien de la communauté des "Blouses blanches", on aura tout
vu!
Il fallait mieux ne pas être alité à l'hosto ces temps çi pour une opération ou une phlébite ou que sais-je...
Pour se décontracter -!- une petite chanson de Souchon.
L'infirmière aux yeux verts, j'veux bien, le paradis clair d'une chambre d'hôpital, c'est autre
chose...Ah! Ces artistes!
**CLIC** sur URL / REGARDER CES MERVEILLEUX DESSINS NATURALISTES: http://stephanieledoux.ultra-book.com/
BONNES VACANCES A TOUS


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