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HUMEURS

Samedi 7 février 2009
Hier soir j'étais assez en colère de  cette presque république bananière qu' est devenu mon pays...
En colère aussi par le côté "premier de la classe" des journalistes que je n'ai pas trouvés assez incisifs, si frileux dans leurs questions.
Le président déclare: "Je vous écoute, je vous entends" mais lorsque le raffut dévoile un contre-pouvoir alors on ne discute plus, on déplace! On jette un préfet, un directeur, alors pourquoi pas un petit journaliste, et ce cynisme: " Ne vous inquiétez pas il est déjà au travail." Belle façon de clouer le bec à Pujadas & co! Que font les syndicats des préfets -vous avez dit cynique, ironique-  et des flics?! ...
 Lorsqu' on a affaire à des managers dingues qui font se suicider des gens sur le lieu de leur travail -j'en ai connu- qu'est ce qu'on fait? 
On déplace les personnes qui lèvent le lièvre, quand elles le font!!
Car rare sont les gens solidaires et courageux de nos jours.
La justice?!
J'entends: "De tout temps les choses ont été ainsi, du corporatisme, du protectionisme il y en a partout, dans tous les corps de métier, chez les profs, les pilotes, les médecins, les patrons etc.
Et bien non! Dans la rue...il est temps!
Ayant trempé dans le chaudron (...) voilà qui est plus que vrai!
La seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction de l'homme de bien.
Edmund Burke







Par Rêves de B::::
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Samedi 31 janvier 2009

  Cliquer sur le titre "La théorie du fait du prince" pour élargir l'article merci.

 

Le fait du prince, acte arbitraire d'un gouvernement ; dans les contrats administratifs, mesure prise par la collectivité publique en dehors de sa qualité de contractante et qui a pour effet de modifier pour le cocontractant les conditions d'exécution du contrat .

St Lô

Sarkozy se fiche du monde - mais c'est loin d'être nouveau ! Après avoir été chahuté lors de sa visite à Saint-Lô du 12 janvier, il a piqué sa crise en faisant limoger le préfet de la Manche, Jean Charbonniaud, en place depuis six mois à peine. Mais l'Elysée avait nié mercredi qu'il y ait un quelconque rapport entre les deux faits. Voilà maintenant que le Directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Philippe Bourgade, est obligé à son tour de faire ses valises. Cette fois, le Château ne nie plus rien mais parle dans son communiqué d'hier de "fautes professionnelles graves" lors du déplacement du chef de l'Etat. Donc le mercredi, Sarkozy prétend que la mutation du préfet n'a rien à voir avec les manifestations, pour faire volte-face le lendemain, alors qu'on a appris le limogeage du patron local de la police. Quel meilleur aveu du mensonge de la veille ! Il est vrai que personne n'y avait cru, mais tout de même.

Evidemment que ce double renvoi est directement lié aux manifestations qui ont émaillé la présentation de ses vœux aux profs par le président. Sarkozy l'irascible ne supporte pas  qu'on manifeste en sa présence. Ce qui a pour conséquence des comportements policiers indignes d'une démocratie, comme par exemple à Vienne (Isère) : on empêche les gens d'approcher, par des cordons bloquant le passage vers le monarque en visite, quand on ne procède pas carrément à des interpellations, soi-disant pour vérification d'identité. On relâche ensuite les personnes une fois que Sarkozy est reparti... Or la liberté de manifestation est garantie à la fois par notre constitution et par la convention européenne, avec une seule exception : les fameux "troubles à l'ordre public". Un concept que l'orgueilleux psychopathe de l'Elysée interprète de façon on ne peut plus extensive : sitôt qu'on le conspue, il y a trouble à l'ordre public. Il confond ainsi avec le crime de lèse-majesté de l'Ancien régime. Bouffi de suffisance, il abhore tout comportement hostile à son égard. On imagine la torture que fut sans doute pour lui la journée de manifestations d'hier : plus d'un million de Français sont descendus dans la rue pour protester contre sa politique, approuvés par 69% de leurs concitoyens ! Là, il ne pouvait l'empêcher. Mais quand il se rend quelque part, interdit d'approcher. Le préfet de la Manche et le directeur départemental de la sécurité publique l'ont appris à leurs dépents. C'est un message à l'intention de leurs homologues partout en France. En attendant, ces limogeages sont qualifiés de caprice présidentiel : "Ça devient une sale habitude, commente ainsi le porte-parole du PS, Benoît Hamon. On avait eu l'épisode Christian Clavier, maintenant on a le préfet de la Manche et le chef de police. S'il faut une démonstration des dérives autoritaires du président de la République, en voilà une autre." François Bayrou, président du Modem, parlede "fait du prince". Mais surprise, les critiques viennent aussi de la droite : le député UMP Philippe Gosselin, à ses côtés durant la visite à Saint-Lô, avait bien remarqué quelque chose : "Très jflclairement, le président a été très énervé le jour de la visite", avoue-t-il. Mais il poursuit : "Dans d'autres villes, ça aurait fini avec des casseurs. Pas à Saint-Lô. Pour moi ces mutations sont une véritable erreur politique." Diable ! Mais la palme de la déclaration la plus offensive, surprenante venant d'un membre de la majorité, revient à Jean-François Legrand, sénateur et président UMP du Conseil général, qui ne mâche pas ses mots : "Je trouve parfaitement lamentable qu'on puisse utiliser un représentant de l'Etat comme si on utilisait un kleenex. C'est scandaleux. C'est une pratique dun autre temps contreproductive d'un point de vue politique". Il a bien de la chance que Sarkozy ne puisse pas le limoger !

Mise à jour : Le Post a compilé les images d'Itélé, France 2 et France 3 pour résumer toute l'affaire en images. On y voit bien la violence avec laquelle les "forces de l'ordre" - les guillemets ici s'imposent - ont tenté d'empêcher la manifestation. Mais ce n'est pas encore assez pour Sarkozy, qui punit préfet et patron de la police pour n'avoir pu faire taire la colère du peuple.



 
 



Par Rêves de B::::
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Lundi 19 janvier 2009
Aujourd'hui ce sera dans le désordre, une façon de bien attaquer la semaine.

Je vous souhaite une belle ballade sur une place que j'aime bien
link
Meez nature

Et de la lecture vers: http://www.zazieweb.fr/ 

Rire un peu avec:http://placeman.canalblog.com/

Vous faire connaître et me replonger dans:http://monsite.orange.fr/livresduscaphandrier/page8.html

Une réflexion sur:
Mon fils aîné -lycéen- revenant d'un forum d'orientation, m'annonça d'un air détaché qu'il s'était attardé au stand des armées (?!!) et qu'il était intéressé par l'aviation...[ce  doit être sûrement de la provo] Ne faisons pas attention à tout ce que peut dire un ado.
Alors Hector... causes tjrs tu m'intéresses...
...La guerre...
Quelle vacherie!




...J'aimerais retourner à Venise...!

http://www.roman-zaslonov.com/images/theatre_venitien.jpg

Par Rêves de B::::
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Dimanche 18 janvier 2009



Les cahiers de la médecine utopique:
Le dernier refuge

Elle sanglote dans mon bureau : « Qu'est-ce que je vais devenir ? » ... Et puis, elle se ressaisit : « J'ai connu les camps de déportation des Khmers rouges et j'ai survécu ». Je connais son histoire de jeune étudiante : sept années de bagne au camp, d'où elle s'est enfuie à travers la forêt vierge, sans rien à manger... Son exil en France où sa première pensée a été de tout faire pour ramener sa mère et ses demi-frères et sœurs, et donc d'adandonner sa remise à niveau pour prendre le premier emploi venu de caissière dans un supermarché... Elle s'est sacrifiée, refusant tout mariage pour élever ses frères et sœurs.

54 ans et plein le dos... au sens propre ! Les frères et sœurs ont fait leur vie et maintenant galèrent de leur côté. La maman est restée avec elle et débute un Alzheimer. Quant à elle, elle a présenté des sciatalgies invalidantes et maintenant arrive à la fin du droit aux indemnités journalières. Elle s'obstine une deuxième fois à essayer de reprendre le travail à mi-temps : lors de la première fois, l'employeur l'avait mise à la caisse à côté des packs d'eau, malgré les interventions des organismes de prévention pour les adultes handicapés, et au bout de trois jours, elle était cassée... 25 ans de bons et loyaux services dans cette entreprise qui n'a qu'une hâte : la virer !

Nous n'avons en vue qu'une pension d'invalidité, (l'entreprise, pourtant importante, n'a pas souscrit de contrat collectif de prévoyance invalidité), et sa mère touchant sa (petite) retraite et vivant à son domicile, elle n'aura pas droit au fonds social d'invalidité. Le respect des anciens en Asie est insurmontable : sa maman fait ce qu'elle veut de sa pension et ne paye aucune facture. Ma patiente s'inquiète donc à juste titre de ne pas savoir comment elle joindra les deux bouts, avec un demi SMIC dans le meilleur des cas....

Le cabinet est le refuge où elle peut pleurer : comme elle, ces gens courageux, qui se sont toujours battus en serrant les dents et qui affluent maintenant, lestés de handicaps similaires, insolubles, m'émeuvent, me tourmentent. Entre celui qui cumule trois problèmes (maladie professionnelle, maladie et accident de la voie publique) relevant de trois organismes différents (CPAM, caisse des maladies professionnelles et compagnie d'assurance) pour lesquels chaque organisme se rejette la responsabilité, et pour finir, le laisse sans aucune ressource, entre tous les ouvriers cassés par le travail et que nos nouvelles lois voudraient prolonger jusqu'à 65 ans voire 70, entre tous ceux qui connaissent à présent la mise au chômage économique par les entreprises du fait de la crise, avec tous ceux-là nous essayons de nous battre, de trouver un minimum de solutions, mais à quoi arrivons-nous ? A constater la mise à mal de leur dignité d'êtres humains...

Elisabeth Pénide

Par Rêves de B::::
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Vendredi 16 janvier 2009




 


  Mais y - a - t' - il encore quelque chose à comprendre....??


De Gaulle antisémite, vous y croyez-vous?
De Gaulle se vengeait...



"Un peuple sûr de lui et dominateur"
dessin de Tim, paru dans Le Monde, au lendemain de la déclaration du Général de Gaulle, après avoir été refusé par L'Express.


A LIRE
Juifs, Arabes, et diplomatie française (version brève), D. Pryce-Jones

Plusieurs internautes ont exprimé leur regret de ne plus pouvoir consulter la traduction française que j'avais effectuée, du long mais passionnant article de David Pryce-Jones, intitulé
"Jews, Arabs, and French Diplomacy: A Special Report" [1], qui retrace les grandes lignes de la politique extérieure de la France au Moyen-Orient durant un siècle et demi, en évoquant les dires et les actes marquants des diplomates du Quai d'Orsay. Pour pallier ce manque cruel, j'ai élaboré cette version courte, composée d'extraits de l'article traduit, en y ajoutant des commentaires et notes de mon cru, qui m'ont paru nécessaires à la compréhension. Rappelons que l'intérêt de cette étude est l'accent mis sur la ligne pro-arabe de la politique moyen-orientale de la France. Je ne saurais trop vous recommander la lecture de l'intégralité de ce rapport (en anglais). Il est de nature à remettre en cause pas mal d'idées reçues. Menahem Macina.

Le ministère français des Affaires étrangères, généralement désigné sous le nom de Quai d'Orsay, est l'institution qui, au-dessus de toutes les autres, en France, a la responsabilité de mettre en oeuvre le grand dessein de l'État et les décisions politiques qui en découlent. Les archives de cet établissement, en plus du témoignage de générations de diplomates qui ont rédigé leurs mémoires, montrent comment un nombre restreint d'hommes fortement motivés et soigneusement choisis ont favorisé l'éclosion d'idées préconçues sur les Arabes et les Juifs, qui sont maintenant en passe de menacer l'intégrité de la nation française... Les documents historiques offrent des preuves d'une hostilité opiniâtre envers les Juifs, de décennie en décennie.

En 1840, s'était répandue, à Damas, la rumeur qu'un Frère capucin italien et son domestique arabe avaient disparu. Le consul français de la ville, le Comte Ulysse de Ratti-Menton, accusa immédiatement la communauté juive de meurtre rituel, et persuada le gouverneur ottoman d'arrêter des notables juifs et de prendre en otages des enfants juifs. Certains des notables moururent sous la torture ; d'autres furent convertis de force à l'Islam. Le scandale secoua l'Europe, mais Ratti-Menton refusait de se dédire, et le Quai d'Orsay le défendit. À l'Assemblée nationale, le premier ministre, Adolphe Thiers, se plaignit de ce que les Juifs «harcelaient toutes les chancelleries de leurs pétitions». Quand les médias arabes dépeignent aujourd'hui le meurtre rituel comme un fait de la vie juive, ils colportent, consciemment ou non, des leçons qu'ils ont apprises des enseignants français, il y a longtemps [2].


Dans les années 1910, Paléologue, ambassadeur français à Saint Petersburg écrivait : «La politique tsariste envers les Juifs...» semblait conçue pour «encourager leurs défauts héréditaires et leurs passions mauvaises, exaspérer
leur haine envers les goyim, les enfoncer plus profondément dans leurs préjugés talmudiques, les confirmer dans leur état de rébellion intérieure permanente, leur apporter l'espoir indestructible de réparations promises, qui brille dans leurs yeux [...] [L']obstination vengeresse et l'entêtement vindicatif des Juifs ne pouvaient trouver un climat plus favorable.» Et en 1915, alors que la première guerre mondiale faisait rage, il adressait ce télégramme laconique : «Depuis le début de la guerre, les Juifs russes n'ont eu à subir aucune violence collective [...] Dans la zone des opérations, quelques centaines de Juifs ont été pendus pour espionnage : rien de plus.»...

Le 7 mai 1917, Jean Gout, chef de la section asiatique du ministère des Affaires étrangères, qui avait la responsabilité des provinces ottomanes, adressait un mémorandum au premier ministre, Georges Clemenceau : «Les espérances millénaires des juifs, particulièrement chez les prolétaires de Pologne et de Russie, ne sont pas socialistes, comme leur position sociale pourrait le suggérer, ni nationales, comme les déclarations de leurs intellectuels le prétendent, mais elles sont essentiellement talmudiques, c'est-à-dire religieuses. Ces pauvres diables ont été nourris de mythes de misère, qui leur font percevoir Jérusalem comme étant la fin de leurs maux [...] Même les Juifs intelligents et instruits, qui sont parvenus au sommet dans les pays où les chances sont égales pour tous, chérissent, depuis des générations, dans un coin de leur cœur, le rêve des vieux ghettos. Grâce à leur richesse et aux liens qu'ils gardent entre eux, et à la pression qu'ils exercent sur des gouvernements ignorants, ils ont un poids international.»

Dans un long rapport... le diplomate français, Robert de Caix, explique que «La politique britannique... peut avoir eu pour but d'exploiter la puissance juive contre la France, mais, en fait, elle est exploitée par cette dernière. Les juifs ont infiltré l'administration locale, et les fonctionnaires britanniques ou bien se retrouvent au bas de l'échelle, ou, dégoûtés, quittent le pays. Quant aux Juifs, leur religion est seulement un moyen de parvenir à leurs fins : «un nationalisme passionné et une soif de vengeance.» Ils s'avéreront être, poursuit-il, des voisins nocifs : «L'esprit fréquemment révolutionnaire et prophétique des Juifs découle du bolchevisme des colons que l'Europe de l'Est envoie en Palestine. Par conviction, et également en raison de leur tendance instinctive à émietter les sociétés dont la cohésion pourrait faire obstacle à leur expansion, ces gens [...] tenteront de briser le cadre traditionnel des confessions religieuses [au Liban et en Syrie], qui sont déjà menacées pour d'autres raisons.»

Cherchant à montrer qui sont réellement les Juifs, un rapport non signé, en date du 2 décembre 1925, attire l'attention sur les Protocoles des Sages de Sion. Bien qu'il ait déjà été établi, à l'époque, que cet ouvrage, qui prétend apporter la preuve d'une conspiration juive pour s'emparer du monde, est une forgerie tsariste, l'auteur accorde créance aux "faits" [qu'il relate] et conclut que, «si la chose doit être prise au sérieux, on a affaire à un plan vraiment diabolique.»

Traitant d'un autre congrès sioniste à Cracovie, vers 1935, l'ambassadeur français en Pologne reprend la même thématique en ces termes : «Se basant sur des conceptions qui sont plus raciales que religieuses, ils aspirent à instaurer sur les deux rives du Jourdain un État juif conçu sur le modèle fasciste.»
Et Pryce-Jones de noter : «Cet ambassadeur semble avoir été l'un des premiers à établir une
comparaison entre le sionisme et le nazisme, en comparant le dirigeant révisionniste, Vladimir Jabotinsky, à Hitler.»

Ecrivant dans les années 30, Gaston Bernard, consul français à Trieste, qui rapporte que sa ville profitait du trafic des émigrants juifs en route vers la Palestine, se plaint néanmoins de ce que, sur les bateaux à vapeur de la Lloyd de Trieste, «on a pris un soin extrême à s'assurer que les émigrants disposent de services cultuels talmudiques et de l'utilisation exclusive d'une cuisine cachère : ce qui, il faut le dire, confère à ces bateaux une odeur sui generis, que les clients normalement constitués apprécient, sans aucun doute, beaucoup moins...

En octobre 1940, sans incitation de Berlin, Vichy adopta le Statut des Juifs, sa version des lois allemandes de Nuremberg, excluant les juifs de secteurs entiers de la vie publique. Jacques Guérard, directeur du bureau du ministre des Affaires étrangères, Paul Baudoin, télégraphia à l'ambassadeur français à Washington des instructions destinées à apaiser toute inquiétude dans l'opinion publique américaine. La gauche d'avant-guerre, affirmait-il, au mépris des faits, avait permis à des Juifs d'entrer en France par centaines de milliers, et
ces Juifs, avec "leur mentalité spéciale", avaient attaqué «toutes les idées sur lesquelles les Français n'avaient jamais fléchi.» À nouveau au mépris des faits, puisque les spoliations de biens et les arrestations [de Juifs] étaient déjà à l'ordre du jour, Guérard affirmait, de manière scandaleuse, qu'«aucune mesure n'avait été prise contre les individus ou les propriétés». Le but unique du statut, concluait-il, était de «permettre l'existence paisible, en France, d'éléments, que leurs caractéristiques raciales rendent dangereux quand ils se mélangent trop intimement à notre vie politique et administrative.»...

Diplomate français et auteur littéraire, Paul Morand entra au Quai d'Orsay en 1913, à l'âge de vingt-cinq ans. Parmi ses premiers écrits figurait Mort d'un Juif, une brève histoire dans laquelle un Juif, sur son lit de mort, refuse de payer son médecin jusqu'à ce que le taux de change soit plus favorable...

Jean Giraudoux, collègue et ami de Morand et diplomate, lui aussi, a parsemé son œuvre de médisances à l'encontre des Juifs. Dans un livre autobiographique publié en 1939, il déclarait : «Nous sommes entièrement d'accord avec Hitler quand il proclame que la politique [nationale] n'atteint sa forme supérieure que lorsqu'elle est raciale.» Quant aux Juifs, s'étant mis en tête de rencontrer une famille d'Europe de l'Est, il les trouva «noirs et inertes, comme des sangsues dans un bocal. Les Juifs, écrivait-il, souillent, corrompent, décomposent, corrodent, avilissent, dévaluent tout qu'ils touchent.»...

Même l'ambassadeur et auteur littéraire célèbre, Paul Claudel - qui, heureusement, se racheta par la suite -, n'hésitait pas à écrire à Charles Péguy, en 1910, alors que Dreyfus avait été réhabilité : «J'éprouve de la difficulté à comprendre comment vous pouvez nier le rôle de la Juiverie dans cette affaire. J'ai vécu dans tous les pays du monde, et partout j'ai vu les journaux et l'opinion publique entre les mains des Juifs. J'étais à Jérusalem, en décembre 1899, au moment de la deuxième condamnation [de Dreyfus], et j'ai vu la fureur de ces poux à visage humain, qui, en Palestine, vivent de razzias [raids dans le désert] que leurs parents et amis perpètrent contre le christianisme.»...

Pryce-Jones consacre un long excursus au mufti antisémite qui avait trouvé refuge en France pour échapper aux Alliés qui le considéraient comme un criminel de guerre, en raison de sa collaboration fanatique avec les Nazis [3]. Il précise que, le 11 mai 1945, le ministère de l'intérieur avait fait savoir au Quai d'Orsay que Haj Amin était considéré comme le cerveau de l'espionnage allemand dans tous les pays musulmans.» Le jour suivant, relate-t-il, l'ambassade de France au Caire confirma ce qui devait devenir la ligne à suivre. «Le mufti a certainement trahi la cause alliée... Mais il a surtout trahi la Grande-Bretagne, sans que cela nous affecte directement. Apparemment, donc, rien ne nous oblige à prendre à son égard une sanction qui pourrait nous nuire dans les pays arabes.» Le point essentiel était que Haj Amin avait entre ses mains l'avenir de la Palestine, à un moment où «le problème de la Palestine reste ouvert.»

Le même auteur insiste sur le rôle important que joua le savant orientaliste, Louis Massignon, qui travaillait discrètement pour le Quai d'Orsay. Il nous apprend, entre autres, qu'après une rencontre avec le Mufti, il se vanta non seulement d'avoir parlé arabe avec ce dernier, mais aussi de s'être adressé à lui en l'appelant za'imna, notre chef. Haj Amin, écrit Massignon, «est persuadé qu'il peut mettre en oeuvre une coopération franco-arabe durable», et il a demandé la permission de rencontrer des diplomates arabes, car «le temps presse, si les sionistes attaquent.»...

Il faut savoir que Massignon, admirateur inconditionnel des Arabes et antisioniste rabique, écrivait, en 1920, que «l'horrible Israël des cosmopolites, des banquiers dépourvus de patrie qui leur fût propre, a exploité l'impérialisme anglo-saxon [...] en nous dévorant jusqu'à l'os.» Visitant Jérusalem et Tel Aviv, en 1934, il détectait «des interventions financières puissantes» qui, seules, permettaient au sionisme de survivre. Et Pryce-Jones de constater : «La conviction s'est cristallisée en lui que seul "un bloc franco-islamique" pourrait sauver la Terre Sainte, et, en fait, l'Orient dans sa totalité.»
Il est plus effrayant encore d'apprendre que ce catholique fervent et homme de culture distingué a pu soutenir mordicus, dans une longue polémique éditée, que l'accusation infamante de crime rituel, qui prétend que les Juifs ont besoin de sang chrétien pour leurs rites, avait un fondement historique authentique [4].

René Neuville, qui fut consul général à Jérusalem, de 1946 à 1952, écrivait, dans une longue dépêche en date du 12 avril 1947, que les juifs sont «racistes jusqu'au bout des ongles [...] tout autant que leurs persécuteurs allemands et malgré leurs prétentions démocratiques.» Depuis l'époque biblique, constate-t-il, ils se sont efforcés de s'imprégner de l'idée qu'ils sont un peuple choisi de Dieu, et cela a nourri une xénophobie et un fanatisme qui ne peuvent pas être attribués au seul sentiment national. Et d'ajouter que la presse sioniste «présente, sans le moindre doute possible, les traits héréditaires d'une mentalité totalement orientale.» Pour lui, en aucun cas, les Juifs ne devraient être autorisés à exercer quelque contrôle que ce soit sur les lieux saints, et la souveraineté nationale devrait leur être refusée.

En novembre 1967, le Général de Gaulle fulmina, en public, que les juifs étaient «un peuple d'élite, sûr de lui et dominateur, et dévoré d'une brûlante ambition de conquête.» Bien qu'il ait, jadis, été méfiant envers le Quai d'Orsay, il finit par parler, lui aussi, de la France comme d'une "puissance musulmane". Dans ses mémoires, son jugement récapitulatif fut qu'«aucun état de choses, stratégique, politique, ou économique [au Moyen-Orient] ne durera s'il n'obtient pas un soutien arabe.»


Les politiques anti-Israël se renforcèrent sous les Présidents Georges Pompidou, qui fut en charge de 1969 jusqu'à sa mort subite, en 1974, et Valéry Giscard d'Estaing, son successeur. La France reconnut la légitimité de l'OLP et lui permit d'ouvrir un bureau à Paris. Pire, alors que Abu Daoud, le terroriste palestinien qui avait dirigé le groupe responsable du meurtre des athlètes olympiques israéliens à Munich, venait d'être arrêté pour meurtre, à Paris, il fut immédiatement relâché et envoyé en Algérie - chose qui n'a pu se faire sans l'aval du plus haut niveau de décision de l'Etat français.

Durant les trois premières années de la présidence de Mitterrand, le ministre des Affaires étrangères fut Claude Cheysson, dont l'hostilité envers Israël n'avait d'égale que son amitié avec des représentants de l'OLP comme Naïm Khader, à Bruxelles. «Ma condamnation du sionisme est catégorique», devait-il dire, un jour, lorsqu'il n'était plus ministre. «L'état d'Israël s'est créé contre la volonté du reste du monde.»

Quant à Roland Dumas, qui succéda à Cheysson au poste de ministre des affaires étrangères, il déclara à un journal, en décembre 1984, que la piraterie aérienne «était le seul moyen qu'avait la résistance palestinienne de briser l'indifférence internationale.»

Actuel président de la France, Jacques Chirac a imité ses prédécesseurs en s'engageant dans une controverse avec les "Anglo-Saxons" - expression dans le style de Vichy, assez vague pour inclure les États-Unis, la Grande-Bretagne, et quiconque est perçu comme faisant obstacle à la France. En avril 1996, dans un discours prononcé au Caire, il affirma que la France avait l'intention de poursuivre ses politiques traditionnelles au Moyen-Orient avec une vigueur renouvelée. En soutenant Arafat et Saddam, la France espérait clairement se hisser à une position de maîtrise dans les régions où, jadis, la Grande-Bretagne avait eu la suprématie, et où les États-Unis ont aujourd'hui la responsabilité de maintenir la paix. La fin du processus de paix d'Oslo et le déclenchement de l'Intifada d'al-Aqsa, en 2000, l'échec des inspecteurs d'armes des Nations unies, en Iraq, les disputes à propos de la résolution 1441 de l'ONU, puis l'invasion de l'Iraq, en 2003 - tout cela incita Chirac et son administration à se lancer dans une activité diplomatique prolongée pour parvenir à réaliser ce grand dessein. Les résultats n'ont guère été impressionnants.

  • Récemment, le Quai d'Orsay a condamné les efforts d'Israël pour contenir le Hezbollah, au sud-Liban,
  • et critiqué l'annexion du tombeau de Rachel, près de Bethléem.
  • Le ministère des Affaires étrangères a fait traîner la tentative de bloquer la station de télévision al-Manar, du Hezbollah, qui répandait sa haine des juifs par le biais d'un relais-satellite situé à Paris,
  • et le gouvernement français refuse toujours fermement de considérer le Hezbollah lui-même comme une organisation terroriste.
  • Sophie Pommier, fonctionnaire responsable du suivi des négociations israélo-palestiniennes, révèle son implication émotionnelle dans son travail en tapissant les murs de son bureau de portraits d'Arafat.
  • On a interdit aux consulats français de reconnaître les mariages juifs célébrés par des rabbins de Cisjordanie.
  • Jacques Huntziger, ambassadeur français en Israël, a tapé du poing sur la table et quitté la pièce quand les parents de trois soldats israéliens capturés par le Hezbollah lui ont demandé d'intervenir en leur faveur,
    après une visite de Chirac au Liban.
  • Gérard Araud, l'actuel ambassadeur français en Israël, a déclaré, en décembre 2004, que «les Israéliens souffrent d'une névrose, d'un véritable trouble mental qui les rend anti-français.» Au cours d'un dîner festif à Londres, Daniel Bernard, ambassadeur français en Angleterre, et précédemment porte-parole officiel du Quai d'Orsay, a traité Israël de "petit pays de merde".
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Notes du traducteur

[1] A mon grand regret, cette traduction a dû être retirée du site upjf.org, à la demande expresse de la revue Commentary. Je signale ici, une fois pour toutes, que les citations émanant des archives du Ministère français des Affaires Etrangères, ont été traduites, par la force des choses, à partir de leur version anglaise, effectuée par M. Pryce-Jones. C'est dire qu'elles ne reflètent pas forcément de manière satisfaisante leur sens original en langue française. On voudra bien me ne pas m'en faire grief.

Pryce Jones, pour l'original anglais, Menahem Macina pour le digest en français.

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EPILOGUE: Qui la France choisira-t-elle ?

Les enfants d'Israël ? Ou les enfantds du Hezbollah?
Près de mille enfants de 10 à 15 ans, membres du groupe terroriste Hezbollah font le salut nazi, le 14 décembre 2001, pendant une manifestation pour le 'jour de Jérusalem'.
On distingue, à peine quelques centaines de mètres derrière, la ville de Metula, dans le nord d'Israël.
© M. Macina et debriefing.org pour le digest en français.




Par Rêves de B::::
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Mardi 13 janvier 2009


Cette nuit je dois me lever à 3h45 pour amener une enfant mystérieuse et fine à l' aéroport...
Lumière verte d'un bloc opératoire glacial.

Ensuite je me sentirai vide et molle comme une poupée de chiffon en plein cœur d' une fête foraine allant sur sa fin.

Les semaines de Noël ont rassemblé ceux qui s'aiment et voilà qu'à nouveau la routine veut me mettre au pli. Mais en cette nouvelle année je n'y tiens pas du tout. Je cherche toujours un nouveau parcours et je dois dire qu'il a l'air de se profiler.
Après plusieurs enthousiasmes qui en fait se sont avérés être des méprises, mon chemin s'affine enfin. Vivement fin juin 2009.... Et enfin une partie de l'Histoire sera -je pense- achevée. Ceci dit quand cette Histoire [un indice: histoire professionnelle] aura enfin trouvé  une quelconque issue, je serais plus claire et plus précise. Pour l'instant, venant peut-être d'une superstition vide de sens mais combien ancrée, mon intuition me chuchote de ne point trop en dire....Pas encore.
 
J'ai l'intention ensuite de passer l'été tranquillement et le mieux du monde, j'attaquerai septembre à l'élaboration concrète et plus du tout chimérique, de mes actuels  fantasmes professionnels.

Je discutais jeudi avec P* de la relation, des rapports entre femmes, entre filles et m'étonnais qu'il y ait tjrs à dire et plus exactement parfois même à regretter.
Comment certaines de ces femmes ne se rendent- elles pas compte de leur immaturité, agressivité et jalousie.... et  à chaque fois que le dard est dirigé vers...appelons la "Constance", et bien Constance  a l'impression d'ouvrir une boîte de farce et attrappe ( voire une boîte de Pandore) où le grand ressort intérieur lui sautera au nez!

C'est tellement flagrant qu'à leur place elle en  aurait honte.
Il faut bien le reconnaître certains hommes aussi ne donnent pas leur part aux chiens cependant le plateau de la balance penche plus nettement vers la gente féminine.

A noter que les gens agressifs ne sont pas forcément les plus bruyants loin s'en faut, le silence ou les réflexions aigres-douces dans un rire pseudo amical sont parfois pires que celle ou celui qui aboie. 
Toutefois Constance a, comme on dit, la langue bien pendue. Et si il y a parfois des paroles qu'elle laisse volontairement dans le vide, d'autres fois elle plante dans le vif cette langue roide, l'opposante s'en trouve coite.  Elle fait l'absente, laisse dans le vide certains propos désobligeants si la personne a  des côtés sympathiques, attachants, il serait alors fort dommage de s'en priver, de se fâcher. Bref des côtés où les enjeux relationnels  intéressent encore notre Constance.
Constance laisse alors glisser ces paroles plus stupides que méchantes. 
Pour les perfides, Constance agit maintenant sans plus aucune culpabilité -ou presque, il doit lui en rester peut-être 0,05%!
Car c'est bien là le problème, les perfides vous attaquent sur la réalité et si vous êtes mal à l'aise dans cette réalité  vous culpabilisez, vous vous sentez gênée et finalement vous acceptez de penser et de laisser penser que vous ne méritez rien.
Je donne un exemple personnel tout bête et même insignifiant, un souvenir lointain en kms et en sentiments.
Une vendeuse -dans un magasin australien- 38 ans environ, blonde, jolie, coquette, sexy me fait des compliments en anglais  sur une bague que je portais à l'annulaire.
Les compliments étaient forcés et pas vraiment sincères, je suis assez sensible au ton de la voix et au choix des mots même en anglais:
"Oh! Tu  en as une belle bague, tu es chanceuse,  vraiment quelle chanceuse!" Et ce, en écholalie etc. On aurait dit Kaa le serpent.
J'ai vraiment eu l'impression ce jour là d'être  une Blanche neige devant la Méchante Reine...
Le comique c'est que la bague était  fausse mais du plus bel effet. J'ai, dans un premier temps pris une petite revanche, en taisant ce fait, mais  j'ai accroché un pauvre sourire, ne sachant que répondre.
Ce serait maintenant j'en rajouterai autant qu'elle, "Mais oui bien sûr je suis chanceuse, c'est mon boy friend qui me l'a offerte, il est fou amoureux de moi et comme je suis une vraie perle, il me couvre de cadeaux, c'est vrai je suis gâtée , très gâtée!." Un point c'est tout et qui y a- t- il de mal à ça?!
La  jalouse en aurait été pour ses frais et cela l'aurait même renvoyée à son grand vide sentimental car c'est bien de cela qu'il s'agit. Cette pauvre dame devait être bien malheureuse...

Constance a une "espèce" d'amie, l'Espèce sait que dans son  travail Constance a été enviée, jalousée, violentée par une responsable hiérarchique qui  a usé de tous ses pouvoirs pour la détruire et détruire ses bonheurs tels que des enfants charmants et bien tournés, des actions humanitaires bien menées, des excellentes relations avec les partenaires de travail en interne et en externe... Mais comme la nature humaine est compliquée, compliquée jusqu'à la pathologie, la folie totale!
La responsable en même temps aimait Constance tout en la détruisant...Quels drôles de sentiments...A tel point que Constance se demanda si sa responsable hiérarchique n'était pas une homosexuelle refoulée. 
 Bref... la dite "amie" enfonce le clou, sournoisement, ironiquement, et reprend les mêmes remarques qui ont blessé Constance et dont Constance a eu du mal à se remettre, qui l'ont contrainte à Tout reconstruire.
Car c'est bien par le travail que Constance s'était construite...Quelle erreur!

C'est à se poser des questions sur l'amitié, le pourquoi de ces "petites" personnes qui aiment faire mal par leurs basses mesquineries, comme si là il s'agissait de jouissance pour elles. Leur seule façon d'avoir du plaisir?!
Vient la remise en question de la continuation d'un lien dont finalement -et tout au fond de soi- on aimerait  bien se passer?!....
Car même à dose homéopathique Constance ne veut plus de ces marâtres abjectes.

Constance veut de l'air pur.

Bref je reviens à mes moutons, en 2009 c'est vers moi que je vais me tourner mais en "extérieur", la vie n'est pas devant de multiples "écrans", la vie n'est pas seulement "à l'intérieur"...un jardin,  un canapé, des livres, un microcosme de relations polies par les années, la vie en 2009 pour moi sera DEHORS, entendez dans des projets totalement différents, aux antipodes  de ce que j'ai été jusqu'à présent, l'heure est au changement.
 Neuf! Neuf! Un grand bol d'Air Neuf!!
Tout sert à tracer le chemin, fusse- t- il dans la neige, la boue, les cendres et le sang...Tout...même un blog!

Et pour vous que sera 2009?

Par Rêves de B::::
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Lundi 29 décembre 2008
Arthur Rimbaud, âgé de 17 ans, photographié par Etienne Carjat. Arthur Rimbaud, âgé de 17 ans, photographié par Etienne  SOUVENIR DE NOEL
Tout à coup me revient une poésie apprise en CM2, le seul mot qui semble étranger à ma mémoire, est le mot -griffon-....Je l'avais appris, ce poème, avec mon père. Qui de lui ou de moi l'avait illustré? Jamais je n'avais vu aussi beau buffet...dessiné et coloré sur le papier du cahier.
Cette étude de texte a été "servie" en 2006 aux élèves de l'académie de Besançon pour le Brevet des Collèges.


Le buffet

C'est un large buffet sculpté; le chêne sombre,
Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens;
Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre,
Comme un flot de vin vieux, des parfums engageants;

Tout plein, c'est un fouillis de vieilles vieilleries,
De linges odorants et jaunes, de chiffons
De femmes ou d'enfants, de dentelles flétries,
De fichus de grand'mère où sont peints des griffons;

-C'est là qu'on trouverait les médaillons, les mèches
De cheveux blancs ou blonds, les portraits, les fleurs sèches
Dont le parfum se mêle à des parfums de fruits.

-Ô buffet du vieux temps, tu sais bien des histoires,
Et tu voudrais conter tes contes, et tu bruis
Quand s'ouvrent lentement tes grandes portes noires.

Arthur Rimbaud (poème écrit pour son ami Paul Demeny)en 1870
Par Rêves de B::::
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Lundi 15 décembre 2008

Aujourd'hui dimanche j'ai décliné l'invitation gentiment proposée. Ici c'était le déluge même les animaux n'avaient aucune envie de mettre le museau dehors. Je voyais des flaques profondes sur les parties mitées de l'herbe jaunissante.
Un après -midi où quelques amis m'ont téléphoné, entendre leur voix a été un réel plaisir et nous avons ri à la barbe de la pluie.
Hier, samedi, N* et moi nous nous sommes retrouvées au Passage; je n'ai pris -entendez le regret...-
qu'une quiche -succulente- accompagnée de salade et un café long pour finir. Je n'aime pas le café mais au fil du temps -influencée- j'ai appris à désirer ce breuvage à la fin du déjeuner.
Je connais de vue le propriétaire des lieux pour l'avoir croisé devant l'école.
Des tableaux sont exposés sur les murs.
 Je suis impatiente de retrouver
N*, en fait ce qui me plaît à chaque fois que je la rencontre c'est que nous sommes dans la relation, une vraie relation. Nous parlons tranquillement de ce qui fait notre vie -de bien ou de mal- et l'une sans juger l'autre, dans des rapports fiables, confiance partagée sans raffut, les yeux dans les yeux.
On sait parfaitement s'écouter et chacune trouve sa place aisément dans ces échanges. Une chance en fait, nous sommes parfaitement sur la même longueur d'ondes.
Je suis bien et me vient l'étrange sensation que nous sommes  Vivantes. Nous savons nous parler.
Le bonheur d'une relation solide sans pour cela constante. Il arrive que de deux mois nous ne nous donnions pas de nouvelles.  Mais là n'est pas l'important, ce qui l'est, c'est la densité de notre relation ,l'épaisseur floconneuse qui s'en dégage, les mots peuvent-ils rendre le ressenti de nos sentiments exactement? Epaisseur, floconneux...J'ai une tendresse particulière pour elle.
Oui il s'agit bien de cela, une relation douillette comme dans un épais manteau neigeux mais sans le froid.
Une fois que le tour de la question fût fait, nous nous séparâmes bien nourries, rassasiées de nos mots. J'entends encore l'écho de sa voix qui me crie "A bientôt!" tout au bout de la rue. 

La maison a reçu dernièrement la visite d'un retraité-voyageur P* au volant de  son flambant Land-Rover, camping-car d'un confort absolu.
Lorsque j'ai traversé l'Afrique je n'en avais pas autant; la Land qui ne me lâcha jamais dans toutes ces péripéties, était pratique, robuste mais sans véritable confort. La douche se prenait à l'arrière au moyen de nattes accrochées -vaille que vaille- après  la porte, un baton était posé en diagonale, je branchais  la pompinette et 15 litres d'eau suffisait pour se laver de pied en cap.
Ce fût -peut-être- le voyage le plus marquant et le plus magnifique. Marseille-Le Cap en prenant le temps et en "travaillant" de temps en temps.
J'ai la mauvaise habitude que ce soit en parlant ou en écrivant de faire des associations libres qui pèsent sur la vitesse du récit...Bref.
Ce jeune retraîté donc -ce n'est pas péjoratif-  d'une bonne dizaine d'année plus âgé que moi, je le rencontre de temps en temps. Il y a toujours eu bizarrement comme un écran entre nous et il s'avère que pour C*, qui le rencontre aussi et un peu plus souvent que moi, c'est le même ressenti. Un petit quelque chose qui ne colle pas.
En réfléchissant et après trois ou quatre parlottes, j'en conclus que cette  personne, P*, n'est pas dans l'écoute. Certainement parce que écouter l'autre, n'a pas d'intêret pour elle; en revanche il nous faut écouter ses récits, ses mises en valeurs, ses pérégrinations, ces fabuleuses trouvailles, sa malice, il nous faut regarder avec lui son nombril. Evidemment cela pourrait marcher si l'interlocuteur -totalement creux- s'engloutissait, subjugué, dans l'hypertrophie du Moi de ce charmant monsieur.
Mais voilà lorsqu'on a soi-même roulé sa bosse et que les souvenirs fleurissent dans les recoins de la mémoire, on peut faire un effort, à la rigueur deux efforts, en se hissant trois... mais ensuite... Il n'y a rien à partager dans ce genre de relation, il fait partie de ces individus très demandeurs de tout -implicitement- et qui ne savent rien donner. Le nez dans leur égocentrisme, ils ne voient en rien le désarroi (ou les joies) de leurs pairs et lorsque par malheur, la gravité de la vie les atteint, ils s'étonnent de ne  pas
trouver grand monde à leurs côtés.
C'est bien ce que je dis: "La roue tourne et on récolte toujours ce que l'on a semé."
.....Alors pourquoi donner matière et temps à une relation qui pour moi n'en est pas une. Au fil de la vie, il faut savoir faire le tri de ce qui nous ennuie, sans
même parler  de temps perdu...
Faire le tri de certaines relations qui sont tout bêtement, vide de sens.

Bonjour, trois petits tours et puis s'en vont...
Par Rêves de B::::
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Vendredi 12 décembre 2008


Aujourd'hui j'ai passé quelques heures avec L*, c'est une dame humble, modeste, travailleuse, besogneuse. Elle me raconte sa vie, dans une banlieue parisienne, de nombreux frères et soeurs, deux pères qui, chaque fois, ont fichu le camp; une mère obligée de faire vivre ses quatre enfants en faisant des ménages du matin au soir. L*, à treize ans, avait en charge tout l'entretien de la maison, chaque enfant avait sa charge de travail, mais elle, étant l'aînée, devait faire le ménage de l'appartement. "C'était pauvre mais propre." Me dit-elle. Et malheureusement le shéma se répéta pour L*, avec moins d'enfants et un peu moins de pères...Elle en a gardé une peur. Elle en a gardé des peurs... de voir partir son nouveau compagnon, peur de sa propre jalousie qu'elle entretient dans un déni irrépressible, peur de son manque de confiance en elle, en l'autre, la peur d'être "chassée" de se retrouver sans rien etc.  En même temps il émane de L*, une énergie, une lutte, une volonté, un désir de plaire, un besoin énorme de reconnaissance et en balance une soumission et un comportement de petite souris, une petite souris qui, parfois, a dû mal à faire taire ses symptômes.
L*, femme forte et fragile, on aimerait lui dire: "Poses tes bagages, tu es arrivée, reposes toi et laisses aller." Mais L* doit continuer à faire des ménages, elle est maintenant grand-mère et met un point d'honneur à gâter les siens.
Par Rêves de B::::
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Lundi 8 décembre 2008




Message du 05/12/08 11:21
> De : "FCPE Vauvenargues"
> A : undisclosed-recipients:;
> Copie à :
> Objet : Fwd: Tr : FW: [residents] Objet : FAITES LE SAVOIR : Une première en Isère : des enfants raflés à l'école
>
>

>


> Date: Mardi 2 Décembre 2008, 11h19
>
>


>
> >> Bonsoir,
> > Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à
> > Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux
> > scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est
> > venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un
> > rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants. A 19h, on apprenait
> > que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.
> > Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les
> > joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui,
> > rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre
> > que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de
> > rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants
> > de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour
> > l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.
> > Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade
> > comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en
> > connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin.
> > Leurs chaises d'école resteront vides.
> > C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les
> > écoles.
> > Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à
> > l'école.
> > Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus
> > largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
> > Merci,
> > Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38
> >

Par Rêves de B::::
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