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MES PETITS TEXTES

Vendredi 6 février 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Aujourd'hui j'ai rangé mes livres, nouvelle petite bibliothèque oblige.

Il y en a,  je les ai lus et relus, d'autres commencés sans les avoir finis mais en rêvant bien sûr de les terminer un jour.

D'autres ont été lus mais pas par moi... et j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux.

La bibliothèque de mon père,en chêne verni, monument original, dans un certain style, trônait dans le petit salon.

Une bibliothèque sacrée. Certains compartiments fermés à clef, ce qui m'avait toujours intriguée.

Quand il partait longtemps et loin alors seulement -et avec la complicité de ma mère,  j'en profitais pour faire mienne la bibliothèque, je rampais  vers le  bas du meuble  et  je jouais dans une sorte de  niche où j'installais mes poupées.

Dès qu'il revenait, pas question de rôder autour du meuble vénéré.

Quand plus tard j'enfreignais la règle (non sans peur) et que je furetais, soulevais les livres, les soupesais, les humais, et bien que les remettant parfaitement en place, il s'en apercevait, se mettait dans une forte colère qui ne m'impressionnait nullement et qui me lassait plutôt dubitative.

Dans ce coffre-fort livresque, il y avait aussi des cigares,  des Lucky Strike, des Craven A pour ma mère, des objets en cuir de Russie, de la correspondance, des photos, des fournitures -de grandes règles en bois- et certainement quelques dossiers Secret Défense.

Maintenant la bibliothèque est chez moi -rien qu'à moi- elle est placée dans le seul couloir de la maison,  les chères têtes blondes l'ouvrent et la ferment à leur guise. J'ai étonnamment perdu les petites clefs du meuble « Barbe Bleue ».

Plus de contrôle sur le bibliothèque, plus de craquements culpabilisants, mais au contraire une jubilation à l'ouvrir et à la fermer autant de fois que souhaité. L'histoire fait quand même que je l'entretiens dès qu'un morceau de parement est décollé...

A la fin de sa vie et  sur son dernier lit, il me recommanda de ne pas oublier de payer ses impôts. Je ne crois pas qu'à ma dernière heure, devant la Faux,  je ne crois pas que je m'en soucierais et d'ailleurs je n'en aurais aucune envie, je n'en aurais cure...

Oui, décidemmment les générations se suivent et ne se ressemblent pas, tant mieux.

Le « premier homme de ma vie », prudent, avait quand même pris soin de dissimuler, bien collés derrière le meuble « Dinosaure », quelques jaunets étincelants, sonnants et trébuchants.

Cela aurait pu être la première fois de ma vie que je trouvasse un trésor mais ce ne fut pas moi qui mis la main dessus.

 

 

Par Rêves de B::::
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Dimanche 30 novembre 2008


A Dianne,

danseuse rebelle


Dieu qu'elle est jolie

avec ses yeux cernés

d'ombre sienne dorée

sa bouche de violette

son nez en trompette

cheveux de blond de châtaigne

enroulés en boucles légères

ondulées comme un satin

lissée la racine du front

carré sagement dessiné

son cou élancé ceint

d'un collier de perles dorées

ses épaules inclinées donnent

à voir les bretelles poudrées

du décolleté voilé  corsetté

tout de tulle ajouré

la robe aérée dessinée de fleurs

mordorées magenta et grenat

descend sur ses cuisses fermes

fuselées droites rubans lacés

ongles bien faits mains de duvet

Sur la barre à jamais appuyées 

Par Rêves de B::::
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Mardi 25 novembre 2008
,




LE RENDEZ-VOUS DE 19H


J'arrive enfin à garer ma voiture sur la place du marché, il me reste dix petites minutes pour honorer mon rendez-vous de 19 heures.

Je sors de l'auto et le froid me saisit de la tête aux pieds, diantre! Je m'engouffre de nouveau à l'intérieur de l'habitacle et sors de mon sac un bonnet rose-dragée, une écharpe et des gants assortis. Me voilà parée. Je me presse dans la nuit à travers les derniers citadins autant frigorifiés que je le suis.

La devanture allumée de la petite galerie, m'invite à lécher la vitrine déjà décorée par des sujets aux tons chauds, épicés, paprika et safran.

Des guirlandes brillantes s'entrecroisent au-dessus des tableaux.

Natures mortes à l'huile, portraits du XVIIIème, et lavis japonnais s'offrent aux regards gourmands d'un couple quinquagénaire, qui meurt d'envie de se faire un cadeau pour Noël et qui n'arrive pas ( malgré le froid) à libérer le trottoir étroit.

Je me hâte, ne souhaitant pas faire attendre la douce et patiente dame qui m'attend tout en haut de l'immeuble ancien, au charme désuet mais cossu.


L'index appuie sur la sonnette en laiton et je rentre dans la grande entrée, une odeur toute aussi ancienne que l'immeuble, frôle de sa fragrance le bout de mon nez congelé.

Les escaliers en pierre longent une rampe en fer forgé d'époque, entrelacs de feuilles d'amaranthe et  de lierre, un vrai travail d'orfèvre. En haut des trois étages, la double porte est grande ouverte. Elle m'attend.

Ou plutôt je l'attends.

..................

Nous bavardons, réponses en ricochets à chaque intervention, question, supposition, interprétation. Je l'écoute et la dévisage.

Belle femme, à qui je suis incapable de donner un âge.

Un visage lisse comme un galet et une peau transparente, à peine rosée.

Sa bouche est très maquillée, d'un flamboyant rouge hibiscus et je dois dire que cela  va bien à ses lèvres à peine charnues et très bien ourlées.

Tiens, une mouche au coin de la lèvre supérieure.

Des cheveux blonds, très blonds, des yeux...Je dirais verts plutôt foncés et grands, de grands yeux, le maquillage est léger mais remarqué.

Son pull noir est sans manches, à col roulé, tout simple. Quant à la jupe volantée, elle est dans un style folklorique du meilleur goût, des bottes cavalières terminent l'ensemble.

La fin de notre conversation s'ébauche, il est tard et je me prends -tout en l'écoutant- à méditer  sur les blondes.

Les blondes sont fades, il leur faut absolument un maquillage pour réchauffer le tout. C'est joli les blondes, délicat, ce côté pulpeux, sexy, élégant, classe et naturel selon les styles, forcément cela attire le regard. D'ailleurs le mien pèse et soupèse cette blondeur candide et  tout à fait raisonnable.

J'ai bien essayé d'être un peu blonde, puis un peu plus.  Bizarrement je ne me reconnais pas. J'ai testé aussi les roux, les cuivrés pour finalement revenir à l'autre couleur.  De toutes les façons j'aime changer mais  le blond, non! Dommage, je ne lui conviens pas! J'ai l'impression d'être passée dans une machine à laver, programme eau de javel,  allez savoir...!

Je médite encore et conclus que ma blonde préférée "actuelle" est aussi celle de Woody Allen,  c'est "définitely" Scarlett Johansson!




Fi donc des gwyneth paltrow , kylie minoguenicole kidman , melani griffithsharone ston


Au fait la dame blonde de l'immeuble, ne croyez pas que c'est ma psy...elle ne l'est pas...Déçus messieurs? Peut-être auriez-vous été prêts à simuler une légère déprime passagère?!


  







Par Rêves de B::::
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Mercredi 15 octobre 2008

Je me lève. Par la fenêtre les oliviers balancent leurs rameaux, les olives vertes, minuscules pompons, se soulèvent dans le tulle de la fraîcheur matinale.
E* arrive un  sachet de navettes dans les mains.
link
Elle est attentive, affable, on se retrouve.
Il y a des temps pour tout, les enfants prennent un peu de place dans la vie. Mais Aujourd'hui est à nous.
Nous décidons d'aller promener vers "La Destinée". On descend par le petit  chemin jusqu' au portillon de bois.

Il y a de grandes roches plates, toutes blanches, l'eau mange les rochers
acérés, on s'asseoit un instant pour se souvenir des jours d'été si chauds, et de nos plongées dans l'eau glacée. link
La grande demeure se dresse,  une belle image "La Destinée".
Par hasard
V*, [un jour où l'on patientait dans l'attente du "Jardin des  Délices"] V* me disait que petite, elle y jouait avec frères, soeurs et cousins. Puis la Destinée avait été vendue, devenue trop lourde à l'entretien pour ses grands-parents.
L'écharpe vole et fait un tour.
Le vent force, les vagues cassent dans le creux de la crique.
E*
confidences de toi...Ensemble et de chaleur berçées dans un jardin, un restaurant, dans un couloir d'hôpital aux tourments d'une mère, d'une épouse, d'une soeur, aux  propos déplacés de certains tristes sires, aux esprits chagrins, au téléphone, à la maison,  dans le silence, jamais très loin, sans se perdre, il n'y pas d' heure, la nuit, le jour. Des tensions si il y en a eu, on ne sait plus.
Tout s'apaise, se calme, pleine lumière d'un jour si frais.
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
  
Puis c'est l'heure qui appelle.
Je roule vers mes pénates, à  gauche ce petit village, agrippé  rudement à ce flanc de roche tourné vers le nord.
Garer la voiture en travers du parking, comme se réveiller
en travers du lit, en travers...

B* et tous ses surnoms, s'écarte de la voiture un ballon déchiqueté dans la gueule.
Ravi de me voir, sa queue se transforme en aiguille de montre affolée et
lorsque je pars, sa tête n'est plus sienne, les oreilles sont en arrière, le poil aplati, les yeux d'or brun, tristes à l'excès...
Dans le livre de dressage il est noté de ne pas rentrer dans le jeu et d'aller jusqu'à ignorer l'animal au moment du départ. Surtout pas d'effusions...
J'ai comme l'impression d'accompagner un enfant le jour de sa première rentrée scolaire.
Mais je ne résiste pas et lui recommande de bien garder la maison, le cas échéant de garder les enfants, je lui glisse des <Je reviens, je reviens tout de suite, attends, sois sage etc.> Et je suis persuadée qu'il comprend tout, absolument tout.

La preuve c'est qu' à mon retour il est parfois absent, s'il ne revenait pas...
Pour ce qui est de la garde, il serait bien capable d'apporter sa balle au voleur en pleine action.
Il est comme un loukoum...link















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Le lendemain je m'envolais en psalmodiant dans mon chemin et Ch* le  remontait à belle allure sur sa Yamaha de postière. On a frôlé le choc, ce qui nous a permis de tailler une petite bavette.
Jeune étudiante, elle suivit des cours d'histoire à la fac  puis pour se
faire quelque argent, travailla à la poste l'été et, petit à petit, l'oiseau fit son nid.
Elle a  convenu que factrice lui allait tout à fait et 
qu'au guichet les collègues étaient bien les plus durs à supporter.
J'aurais dit "Clients", comme quoi...
 
...un petit cadeau pour Fred-Zibalo...





Par Rêves de B::::
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Samedi 4 octobre 2008

Ma voiture est sagement garée. Il la guette. Je longe le petit pavillon où je ne travaille plus et je m'engouffre un peu plus loin dans un
lieu identique, un peu décalé du premier, avec un nom différent mais finalement synonyme.
J'arrive devant la porte en bois toute vitrée et j'entre tranquillement.
Quelques instants plus tard il est déjà là. Un  homme plutôt trapu, bedonnant, habillé proprement avec les habits donnés par la structure. Un pantalon en tergal, une chemise -rentrée- en coton gratté à carreaux. Les cheveux  brillent d'avoir été mouillés,
bien plaqués, mèche sur le côté.
Parfois il est désordre, pas rasé, la chemise froissée, les tourments le rongent, il bougonne, s'éloigne, marmonne.
Là, il est débonnaire, les yeux  sont verts et marrons, écarquillés d'étonnement. Lorsqu'il me voit,  il s'approche tout près et me dit: - "Bonjour Alice". Il appuie sur "Bon...", bien distinctement et assez fort. On dirait qu'il va éternuer!
Doit-il s'assurer que j'entende bien?
"Bonjour Joseph."
Dans l'instant je le reprends: -"Comment ça Joseph? Alice?"
Il me répond dans toute son "innocence": " Mais oui "Alice", vous êtes bien Alice!
Alice, vous avez les yeux violets!
Alice au pays des merveilles! Insiste-t-il.  Vous avez un réveil, tic-tac, tic-tac..."

Résumé-Alice au pays des merveilles:

La jeune Alice s'ennuie pendant que sa soeur lit. Un lapin blanc pressé vient à passer : sans réfléchir, Alice le suit dans son terrier. La voici au pays des merveilles, où elle change de taille en mangeant une part de tarte, rencontre le chat du Cheshire, qui apparaît et disparaît à volonté, ne laissant derrière lui que son énigmatique sourire. Elle rencontre le lièvre de Mars avec qui elle prend le thé, puis participe à la partie de croquet de la Reine de Coeur... Quand les choses tournent mal et qu'Alice se fait attaquer par les cartes de jeu, elle se réveille auprès de sa soeur.

http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article=169 

Alice au milieu des principaux personnages du conte.

Il sait bien que je ne m'appelle pas Alice, mais il y a des jours où il le croit.
J'ai connu Joseph dans l'autre lieu.
Je m' occupais de lui comme je m'occupais de Marie, d'Antoinette, de Mme L*, de tous ces abandonnés qui avaient commencé leur vie d'adulte -?- dans un lieu clos et qui n'avaient pas pu faire autrement que d'y rester. C'est là qu'ils finiront leur existence tracée par la maladie, rassurés par les murs et les grillages barrière à  une angoissante liberté.

 


 
Joseph, autant qu'il le pouvait, venait me saluer.
-"Bonjour madame, vous allez bien?" Il détachait toutes les syllabes en appuyant sur chacune.
Il restait parfois debout, me regardait, m'observait. Toujours poli, extraordinairement attentif.
Quand j'amenais mon chien, Joseph était craintif  mais faisait l'effort de s'approcher de l'animal, il lui flattait les flancs prudemment, à distance, puis il s'aventurait vers la tête. Très fier de son audace, il me regardait victorieux. Je l'encourageais. Il en profitait pour partir dans un monologue.
-"Alors comment il s'appelle?"
-"Ah! Il s'appelle R*, bonjour Toutou, bonjour R*! Etc.

Puis voyant que je m'en allais vers d'autres tâches, il rentrait dans le bureau, s'asseyait sur les fauteuils  pesamment et attendait... Son paquet de cigarettes sorti à moitié de sa poche, prêt à tomber. Habilement il en sortait une en tapotant le paquet.
-"Vous en voulez une Alice?"
Ses doigts sont tannés et colorés par la nicotine, les ongles longs car il oublie de les couper.

Non, Alice n'en veut pas, les cigarettes sont âpres, brunes, fortes.
Puis enfin lentement il se lève et repart vers son lieu de vie, se rasseoir dans d'autres fauteuils et allumer d'autres cigarettes.
-Au revoir Alice, au revoir Madame, à demain alors?!

Il ya des jours où il m'appelle par mon prénom.
Les jours où il m'appelle Alice, Alice au pays des merveilles, je suis maquillée en mauve ou bleu...comme Alice?!
Où est-il Joseph?
link





















Par Rêves de B::::
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Vendredi 26 septembre 2008

Celui qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit.
Proverbe chinois

 

Elles avaient décidé de partir une semaine vers l'Italie, en voiture avec une tente et leur toute jeunesse pour bagages.

Le tueur de Toscane avait encore frappé.

 

Mais intrépides,elles plantaient leur canadienne n'importe où.

 La plus méfiante des deux mettait un Opinel sous l'oreiller et rentrait les chaussures.

Pointure -37/38- trop féminine, trop évocatrice pour le tueur!

Elles musardaient dans les magasins pour le défi, faisaient mille bêtises et s'esclaffaient autant qu'elles le pouvaient; elles menaient leur vie façon "Thelma et Louise".

Pas de manières entre elles, pas de simagrés, une relation nette, tranchante, pas de cadeaux, pas de mièvrerie mais une affection certaine l'une envers l'autre, sans démonstration.

Dans toutes leurs différences elles se comprennaient, leur seul point commun était sans doute la force de leur caractère.

Chacune montrait sa témérité à l'autre, sans rivalité.

Arrivées à Gênes, elles voulurent se baigner sur la plus grande des plages.link

En fin de journée c'était l'idéal, personne ou presque car les demoiselles étaient sauvages.

Les maîtres nageurs italiens étaient un peu plus loin près de leur canot, ils regardaient circonspects ces deux donzelles qui, le nez au vent, se moquaient du drapeau rosso et s'enfoncaient dans les vagues bleu acier.

Elles nageaient et nageaient, loin, jusqu'à atteindre les flotteurs éloignés les uns des autres d'une bonne trentaine de mètres.

Le ciel tournait au violet, par endroits des nuages enflés de charbon imitaient les grimaces des masques chinois, le vent maintenant s'y mettait.

Mesdemoiselles ne s'en faisaient toujours pas.

Des murs de vagues entraînaient les flotteurs à danser la samba.

L'une d'elles cria quelquechose comme: "J'y vais! Maintenant! Je rentre...!"

Les paroles emportées par la pluie et les bourrasques, s'écrasèrent dans l'écume brillante.

"Elle" attendait -optismiste- que Zeus se calme un peu, on était bien sur ce flotteur.

Retomber en enfance sur un cheval de mer...

Bien au contraire le vent souffla de plus belle, le ciel se fit bleu-nuit.

La belle n'eut plus le coeur à faire du manège.

Ses mains mimaient de grands éventails, force gestes d'appel en direction de son amie Christine.

Celle-çi essouflée, mais soulagée, s'étirait sur sa serviette, allumait une cigarette.

 

La nageuse émérite sortit un bouquin de son petit sac à dos, lunettes Ray-Ban juchées sur un visage lisse et bronzé.

Une star...Une Reine!

Les maîtres nageurs ne quittaient pas leur poste.

Cela dura bien 10mns, "Elle" était sûre que Christine faisait semblant de ne pas la voir, de ne pas l'entendre.

La Reine, toute à ses pensées dès plus pragmatiques, replongea dans son fameux bouquin tournant le dos aux sauveteurs.
La Reine Christine était fière.

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=16540606

Les pensées de Christine, "Elle" en  connaissait la trame.

L'onde du vent les lui soufflait, "....Arrivera bien toute seule à décoller de son bouchon...!"


A Christine sur une île du Pacifique.



Tant que tu seras heureux, tu compteras beaucoup d'amis.

Si le ciel se couvre de nuages, tu seras seul.

Ovide





 http://blogsimages.skynet.be/images_v2/002/544/134/20080319/dyn003_original_1280_1655_pjpeg_2544134_bd7321f6b004d2318f819b1bca476e31.jpg












































             
Par Rêves de B::::
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Mercredi 24 septembre 2008

C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas.
Hugo (Victor)



Blogus, enchevêtré dans sa nouvelle garde-robe, a bien voulu troquer ses frusques.  Les habits d'été ont regagné l'armoire. Blogus a changé de manteau.
Nous sommes à la mi-saison et le voilà raisonnable, prêt à se vêtir de ce que je lui propose, qu'il accepte enfin sans rechigner.
Les céladon, turquoise, émeraude, bleu de prusse s'en sont allés vers la ligne d'horizon, tout au bout de mes doigts tendus en pinceaux japonais.
Je m'éloigne de vous subtiles couleurs bleues.
 C'est l'heure des cèpes charnus, des châtaignes, des mousses vert-de-gris, des feuilles craquantes et flamboyantes, des blocs ronds, granits austères et familiers posés de part et d'autre des chemins.

Odeurs que j'ai souvent cherchées, que j'ai tenues là-bas, bientôt me reverra ce pays qui vient à ma rescousse, que je respire, que je serre contre moi en rêves de folies.

Un pays calme où le pas est lent.







Par Rêves de B::::
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Mardi 2 septembre 2008

                                Je suis arrivée sur le blog d'Isabelle qui demandait un avis
sur son article concernant l'affaire Fanny Truchelut.
Je pose les liens et ma réponse. Si vous avez vos avis sur le sujet cela peut être très intéressant de les partager.
PS: PETITION A SIGNER

http://www.isabellecorradini.org/blog/

http://www.ripostelaique.com/Fanny-Truchelut-doit-etre-relaxee,1242.html


Bonjour Isabelle,

ton article est très bien, permets moi stp de mettre le lien sur mon blog dans le dernier article, merci de ta réponse...
Il m'interpelle, comme on dit.
Premier temps, je déplore le verdict car en plus, les gens qui ont des gîtes vont se méfier et, à la moindre connotation exotique, vont refuser leur gîte encore plus qu'avant.
Je viens de passer 2 jours dans une grande capitale européenne.
Dans un grand, beau et ancien magasin de luxe -que je visitais- des "corbeaux noirs" -tchador oblige- trituraient des vêtements Vuitton,  Gucci et autre Prada...
Une femme grande, bien maquillée, mince avec marmots ds la poussette et  petit mari insignifiant, à ses basques, il semblait la conseiller,  faisait  valser les cintres en malmenant les vêtements. J'ai croisé son regard velouté -intense- et en voyeuse confirmée, j' ai observé ce couple qqs minutes. Je les regardais plus par étonnement que par réelle curiosité. En fait je ne m'y ferai jamais, pensais-je.
Il y en avait plein ds ce grand magasin  de ces femmes riches et voilées. Femmes d'Emirs ou de fils d' Emir, des bijoux à la pelle -et pas des moindres! Des Lamborghinis turquoise, des Ferraris, des Porches  etc. 
Et toutes voilées accompagnés d'hommes riches et habillés normalement...Les pétrodollars, encore un siècle de règne peut-être...
Je suis allée deux fois au Yémen dans le Yémen du Nord où on tue encore sur la place publique d'une balle ds la tête!
Les  "corbeaux noirs" des rues de Sanaa qui frôlaient les murs furtivement, qui baissaient
Deux fois je me suis faite agressée, pourtant je portais pantalons et Tee-shirts amples; mais j'ai eu le tort de me promener cheveux au vent et de ne pas marcher derrière l'Homme. J'étais donc une prostituée.
Mon amie, elle, s'est carrément faite lapidée par un instit  -intégriste- ds un village en montagne.
Un monde d'hommes où la femme occidentale n'a pas sa place, elle est la "Suédoise" d'il y a qqs années en France, facile et libertine.
Mes aïeules se sont battues pour notre "liberté", et ça je ne peux l'oublier!
Notre droit de vote n'est pas si vieux.
En Europe on a plus de chances mais je sais les violences conjugales, les viols, les incestes...la pub / ex La crème fraîche:  "Babette"....où on la fouette!"
Dans d'autres pays les femmes sont tjrs des objets, des potiches, des "no life", des opprimées voire des assassinées; des épouses, indiennes, brûlées vives, des africaines enterrées jusqu'au cou et lapidées, des petites filles en Inde, les IVG quand les chinoises savent que l'embryon est un bébé fille, la liste est longue.
J'ai passé pas mal de frontières -et pas que des frontières arabes et j'ai des souvenirs (...) comme, par ex, quand un douanier m'avait fait taire parce que je sifflotais, bien d'autres anecdotes encore, moins gentilles. Avec la langue bien pendue que j'ai, mon caractère bien trempé (ou mauvais...), ma bonne étoile,  je suis toujours passée à côté du pire, pas sans mal et sans peur...!!!
La régression est une menace bien trop  "volatile" qu'il est hors de question pour moi d'accepter le port du voile moralement parlant...ça renvoit à trop d'avilissements.
Bien à toi, bonne journée bibi





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Vendredi 13 juin 2008


Quel est ce vent aujourd'hui ?

Le Monsieur souffle dans son trombone, il s'époumone, nos cheveux s'envolent et nos habits tourbillonnent.

Les joues rosies de bonheur, ta vigueur se blottit contre moi. 

Ta main dans la mienne, on se promène à travers champ essoufflées de nos rires.

De loin on voit les robes sur le fil qui font des tresses et des soleils.

Le chat, fou, part en courant sur l'amandier, ses yeux, taches de jade sur onyx  pur fixent l'horizon où nous allons,
tranquilles.

 

 




 
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Mardi 10 juin 2008

C'est aux "Sardinades" et autres "Oursinades" que nous avons passé la soirée, me retrouver quelques instants en famille me détend, « popu » à tout crin mais simple, nature, gai.
Assis, nous nous trémoussons  à certains moments  sur les rythmes de l'été. Les enfants courent dans tous les sens, des glaces, des churros, des chichis,  des carabines à trois sous, ils restent bouche bée devant les gamines qui s'appliquent à danser sur la piste et ils regardent curieux un petit homme difforme, soûl,  une bouteille dans chaque main et sûrement "un peu fada" comme dit la petite Nina.
Colette, la soixantaine bronzée, les colliers marseillais par mètre ruban, une bague à chaque doigt, une cigarette très fine, très longue, très blanche entre les doigts tient son petit chien fermement de peur que la foule ne le happe.
Les hommes discutent, j'essaie d'entendre ce que mes voisins de table me soufflent mais la musique envoie ses décibels tel un ouragan et j'acquiesce sans trop savoir à quoi.
Yako s'élance sur la piste: "Est-ce que tu me suis?". Il danse comme un beau zouave, ruisselant il donne à la musique une folle énergie. Les uns et les autres discutent, plaisantent, oscillent entre humour et ironie. La soirée va et bientôt la fraîcheur de l'air marin nous rappelle  qu'il faut partir. L'été prochain le petit port de plaisance recevra encore la foule dans ses moments festifs. Une dernière danse,
on s'embrasse et on rentre chez soi...

 





 

 

 




 







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