L'HIVER

MEILLEUR JOB DU MONDE
ça vous dit?!
link...clic!







 













pour tout le temps passé
à expliquer, promener, rire,
nager...
link en diaporama
A lire
Aristote "Les gens honnêtes et intelligents font
difficilement une révolution,

parce qu'ils sont toujours en minorité.



 

 

 

LE VENT D'HIVER



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 
 










   





LA MORSURE DU FROID


Vieux Churche. Image d'hiver

 



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RÊVES DE BAZARETTE ASA bibi

Réponses aux commentaires pas obligatoirement le jour même. Merci de votre compréhension Théodore Monod:"Le peu qu'on peut faire, le très peu qu'on peut faire,il faut le faire, pour l'honneur, mais sans illusion."


-Julien ou une conscience-: "Ceux qui prétendent que l'injustice est inévitable oublient qu'elle ne l'est que parce que trop de  gens leur ressemblent."

Jeudi 29 janvier 2009
Vive demain!
Et pour mettre un peu d'ambiance en ces temps de crise rien ne vaut l'humour.

Après 20 ans de mariage, j'ai regardé ma femme et lui ai dit: 
 
Chérie, il y a 20 ans, on avait un petit appartement, une vieille bagnole, on dormait sur le canapé en regardant la télé en noir et blanc de 10 pouces MAIS je dormais avec une belle jeune blonde de 20 ans. 
 
Maintenant, on a une maison de 1 500 000 , une bagnole de 80 000, un lit king-size, une télé couleur écran géant de 50 pouces, MAIS, je dors avec une vieille de 40 ans. 

Ma femme a toujours été très vive d'esprit et elle m'a dit: 
 
T'as qu'à juste te trouver une jeune blonde de 20 ans et je ferai en sorte que tu te retrouves dans un petit appartement avec une vieille bagnole, que tu dormes sur un canapé en regardant une télé noir et blanc de 10 pouces. 

Les femmes sont incroyables !! 

Elles s
avent guérir efficacement la crise de la quarantaine........

Quant à Conchita, quelle malice....
Il fallait y penser.





Conchita voulait une augmentation.  

La  Maîtresse de maison très énervée par cette requête lui demande:  "Et pourquoi Conchita voulez-vous une augmentation?"  

Conchita : "Eh bien Madame pour 3 raisons. La 1ère, c'est  parce que je repasse mieux que Madame" 

Madame: "Et  qui vous dit ça" 

Conchita : "C'est Monsieur qui me dit ça".  

Madame: "Oh!" 

Conchita : "La 2ème, c'est que je  cuisine mieux que Madame". 

Madame: "Billevesées! Et qui dit  que vous cuisinez mieux que moi?" 

Conchita : "C'est  Monsieur qui dit que je cuisine mieux que Madame". 

Madame:  "Oh!" 

Conchita : "Ma 3ème raison, c'est que je fais mieux  l'amour que Madame" 

Madame (hors d'elle): "Et c'est  Monsieur qui vous dit que vous faites mieux l'amour que  moi?" 

Conchita : "Non, Madame. C'est le jardinier, Madame!"  

Et Conchita a eu son  augmentation. 




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Mardi 27 janvier 2009
Est-ce parce que cette semaine j'ai fait quelques affaires sur Ebay avec des anglais et des anglaises [charmants et très honnêtes au passage quant aux frais de livraison, excusez svp cette remarque si terre à terre et oh! combien matérielle] que je me suis mise à repenser à Emily Brontë.
Ou est-ce lorsque  j'ai demandé le numéro de téléphone de la soeur d'un de mes amis...Marie vit au Nord de l'Angleterre en lisière de l'Ecosse. Ecosse que j'avais parcourue il y a une dizaine d'années déjà, cette Ecosse rude, sauvage, romanesque et tellement ennivrante...C'est là que j'avais imprimé cette devise écossaise:"Les ennemis de nos ennemis sont nos amis".
Je vais dès cette fin de semaine me mettre à la recherche de ce livre "les Hauts de Hurlevent". Ce livre, lu il y a longtemps, m'avait profondément marqué, à juste titre ou tout simplement le souvenir que j'en ai gardé.Comme lorsque vous jouez enfant dans un grand jardin, ce jardin il vous ab
andonne ou c'est vous qui l'abandonnez et puis, un jour vous y revenez, le grand jardin est devenu un petit jardin et vous en êtes étonné à un point, mais comment est-ce  possible...?!
Il faut que j'en ai le coeur net, je dois le relire.
A noter que dans la critique de John Cowper Powys il y a une phrase très forte:
"......et porté le pesant fardeau des souffrances des morts."
Ce roman d'Emily Brontë a été publié en  1847 Les Hauts de Hurle-Vent Emily Brontë Voir tout son universL'histoire est rapportée par deux narrateurs : Lockwood, locataire du Manoir de la Grive, et Mrs Dean, domestique prolixe. Les dialogues s'ouvrent en 1801. Puis un long retour en arrière de Mrs Dean,  qui retrace notamment l'arrivée de Heathcliff  nous plonge quarante années plus tôt. Le dénouement a lieu  en 1802. 

Pris sur la toile

Les Hauts de Hurlevent sont des terres situées au sommet d'une colline et balayées par les vents du nord. La famille Earnshaw  y vivait, heureuse,  jusqu'à ce qu'en 1771, M. Earnshaw adopte un jeune bohémien de 6 ans, Heathcliff. Ce dernier va attirer le malheur sur cette famille.  Dès le début, Hindley, le fils de  Earnshaw éprouve une profonde haine pour cet intrus.  A la mort de son vieux bienfaiteur , Heathcliff doit subir la rancœur de Hindley, devenu maître du domaine.

"What do they know of heaven or hell, Cathy, who know nothing of life ?"
extrait de Wuthering Heights (1939)dans une mise en scène de William Wyler avec Merle Oberon (Cathy Linton), Laurence Olivier (Heathcliff), David Niven (Edgar Linton)

Humilié par sa condition subalterne, Heathcliff, qui pourtant aime Catherine la sœur de Hindley  jure de se venger . Sa fureur est décuplée lorsque Catherine, au tempérament aussi passionné que le sien et dont il est amoureux fou, épouse le riche Edgar Linton. Heathcliff jure de détruire les deux familles qui l'ont fait souffrir.
 
Catherine meurt en mettant au monde une fille appelée , elle aussi, Catherine. Heathcliff  met en œuvre sa vengeance  démoniaque. Il épouse Isabelle,  la sœur d'Edgar, qu'il n'aime pas avec pour seule ambition de mettre la main sur la fortune des Linton. Il exercera ensuite  sa vengeance sur Hindley, frère de Catherine, sur Linton son propre fils et sur Catherine, la fille de Cathy.  

Ainsi vengé , Heathcliff , avant de mourir, accepte que sa belle-fille Catherine et Hareton, le fils de Hindley, puissent s'aimer. L'union des héritiers survivants des Earnshaw et des Linton restaurera-t-elle  la paix sur Les Hauts de Hurlevent ?                       

Georges Bataille,  Diane de Margerie et  John Cowper Powys évoquent les Hauts de Hurlevent 

« Peut-être la plus belle, la plus profondément violente des histoires d'amour..." Car le destin, qui, selon l'apparence, voulut qu'Emily Brontë, encore qu'elle fût belle, ignorât l'amour absolument, voulut aussi qu'elle eût de la passion une connaissance angoissée : cette connaissance qui ne lie pas seulement l'amour à la clarté, mais à la violence et à la mort... ». Ainsi parle Georges Bataille de ce qu'il nomme encore " un des plus beaux livres de la littérature de tous les temps".

Georges Bataille

 

« Comme tout roman, celui-ci prend racine dans la vérité singulière de l'auteur. Avec la même matière, la romancière aurait pu choisir une autre trame : ce qu'elle a privilégié , c'est la solitude absolue de Heathcliff. Il est à part. Il n'appartient à rien, ni à personne. Seul au monde, il vient du néant malgré un départ, et un retour qui aurait pu se transformer en renaissance. Condamné à la solitude, il assouvit son mal intérieur par la violence retournée sur le moi. La création de Heathcliff remonte comme un noyé de la profondeur des souvenirs d'Emily Brontë : le désespoir de Branwell, son frère bien-aimé, la névrose du jeune homme développée par son amour contrarié pour Mrs Robinson ; la solitude du père , le pasteur demeuré veuf ; la mort des deux sœurs aînées - tous ces drames vécus à l'âge le plus tendre. »

Diane de Margerie

 

« Wuthering Heights est un grand livre , non seulement parce que les passions y sont intenses, mais aussi parce que ces passions sont lourdement chargées du souvenir âpre et tragique, de tous ceux qui, pendant des générations, ont habité les mêmes lieux et porté le pesant fardeau des souffrances des morts.
C'est un grand livre parce que le romantisme y débouche dans des espaces d'une immensité sereine et s'y manifeste en de vastes formes primitives et grandioses, dédaigneuses de tout ornement frivole

John Cowper Powys


 


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Dimanche 25 janvier 2009
Klimt et les femmes à VienneMarie-Annick Sékaly Directrice du service culturel de Clio

Le mouvement de la Sécession se développa à Vienne au cœur d'une Europe en crise, sur fond de délitement de l'Empire austro-hongrois. Pourtant la vie culturelle de la capitale autrichienne fut alors plus brillante et intense que jamais : on parla pour cette période d'une « apocalypse joyeuse ». Freud, Mahler, Wittgenstein et Schnitzler symbolisent la capacité d'innovation de l'élite qui émerge alors à Vienne en se rebellant contre le conformisme frileux de l'Autriche de François Joseph. L'art de Klimt et de ses amis n'est pas aussi révolutionnaire que celui qui se trame en France à la même époque, mais à travers leur œuvre se révèle pourtant la crise féconde qui travaille alors la société européenne.

En 1897, les dix-neuf artistes qui entourent Klimt lors de la création de la Sécession rejoignent le vaste courant européen qui, depuis plus de vingt ans, intègre la beauté dans la ville et dans la vie par une recherche qui s'étend à l'architecture et aux arts décoratifs. Dès 1898, la construction du pavillon de la Sécession consacre la reconnaissance du mouvement par son marché. Le microcosme viennois offre la possibilité aux peintres, architectes et créateurs du mouvement de produire des œuvres appréciées par une bourgeoisie d'affaires éclairée et sensible. Parmi ces généreux commanditaires, plusieurs femmes à la forte personnalité accompagneront Klimt et ses amis dans leurs projets.

Émilie Flöge fut la compagne platonique de Klimt tout au long de sa vie. Elle se distingua par son esprit d'indépendance et sa capacité d'entreprise qui la conduisirent à fonder à Vienne une maison de couture prospère pour laquelle Klimt créa de somptueux tissus. Sensible aux idées féministes en vogue en Europe, elle prit part à la lutte contre le corset et tenta d'imposer la mode de la « robe réformée », robe sac sans taille marquée dont Klimt dessina plusieurs modèles. Dans les salons d'essayage des sœurs Flöge, aménagés et meublés par les artistes des Ateliers viennois, se croisaient les grandes dames qui faisaient construire et décorer leurs maisons par Otto Wagner et Koloman Moser et commandaient leurs portraits à Klimt.

Parmi elles, nous retrouverons Sonja Knips dont Klimt nous donne en 1898 un portrait classique, presque dans la manière de Sargent, où il fait contraster les flots de gaze vaporeuse et la gravité tendue du regard tourné vers l'artiste.

Adèle Bloch Bauer, dont Klimt fit un portrait tout différent, énigmatique et hautain, pleinement dans sa manière byzantine, représente l'archétype de ces femmes à l'étroit dans leur époque, partagées entre leur rôle traditionnel et l'immense désir d'autre chose, que leur fortune, leur sensibilité et leur intelligence leur permettent d'entrevoir sans toutefois le réaliser. Elles trouvent dans la fréquentation des milieux artistiques un exutoire à cette quête insatisfaite. Ces femmes dominatrices se rattachent à la thématique klimtienne des castratrices, dont la beauté vénéneuse court déjà sur la frise de la fresque Beethoven du pavillon de la Sécession et qui trouvera son plein épanouissement dans les sublimes coupeuses de têtes, les deux Judith, que Klimt peignit en 1901 et 1909.

Les Serpents d'eau I, l'une des multiples œuvres consacrées aux couples féminins, nous introduisent dans l'érotisme direct. Le paisible Klimt fut le premier, avant Egon Schiele, à représenter les thèmes tabous de la grossesse, de l'auto-érotisme et de l'homosexualité féminine. Ces œuvres lui furent inspirées par les scènes de la vie quotidienne dans son atelier où il entretenait une tribu de grisettes viennoises, ses modèles, sur lesquelles il veillait affectueusement. À l'ouverture de sa succession, quatorze cas d'enfants naturels se présentèrent...

Cependant la biographie de Klimt n'explique pas tout. Sa vision des femmes est aussi le reflet de la société à cette époque. Les premières revendications féministes se mêlaient au discours freudien, relayé par les personnalités de la scène autrichienne comme Otto Rank, le jeune disciple de Freud, Lou Andréas-Salomé, première femme psychanalyste et compagne de Nietzsche et de Rilke, ou le sulfureux Arthur Schnitzler dont l'une des nouvelles, Rien qu'un rêve, inspira à Stanley Kubrick le film Eyes Wide Shut capable encore de déclencher quelque scandale à la fin du XXe siècle.





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Vendredi 23 janvier 2009
 N'est-il pas sympathique...qui est-ce?



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Jeudi 22 janvier 2009

"Il faut regarder toute la vie avec des yeux d'enfants", 1953
Henri Matisse 1869 - 1954 -
Cateau-Cambrésis, 1869 - Nice, 1954-
Fils d'un marchand de grains, Henri Matisse entreprend tout d'abord des études de droit et exerce la fonction de clerc d'avoué dans un cabinet notarial de Saint-Quentin dans l'Aisne.
À l'occasion d'une convalescence, il commence modestement à dessiner. Cette première expérience le conduit, en 1891, à s'installer à Paris pour apprendre la peinture. Ses professeurs sont le peintre académique Bouguereau, puis Gustave Moreau, plus proche des mouvements d'avant-garde contemporains. Il découvre ensuite l'impressionnisme, Turner, Cézanne, Gauguin, Van Gogh...

En 1904, après sa rencontre avec Signac, théoricien de la méthode divisionniste inaugurée par Seurat, il peint Luxe, calme et volupté. Mais cette toile ne le satisfait pas : «  Mes couleurs dominantes, sensées être soutenues et mises en valeur par les contrastes, étaient en fait dévorées par les contrastes, que je faisais aussi importants que les dominantes. Ceci m'amena à peindre par aplats : ce fut le fauvisme. »

En 1905, Matisse expose au Salon d'Automne un portrait de sa femme, La Femme au chapeau, qui fait scandale. Gertrude Stein raconte : « Les visiteurs pouffaient en regardant la toile, et on essayait de la lacérer. » Cependant, bien que décrié, le peintre sort de l'anonymat et s'impose comme chef de file d'une nouvelle école avant-gardiste.

À partir de cet événement, il ne cesse d'exposer et de vendre ses toiles. En 1909, notamment, le riche collectionneur russe Chtchoukine lui commande deux compositions, La Danse et La Musique. L'aisance matérielle que lui confère son succès lui permet d'effectuer divers voyages, comme ses deux visites au Maroc entre 1912 et 1913, qui enrichissent son œuvre.
Non mobilisé pendant la guerre, Matisse a alors 45 ans, il reste à Collioure, puis s'installe à Nice, où, jusqu'à la fin des années 20, il travaille presque exclusivement sur le thème du corps féminin.

En 1930, la recherche d'une autre lumière et d'un autre espace le conduit à entreprendre un long voyage pour Tahiti. De cette île, il ramène des photographies, des croquis, mais surtout des souvenirs. Ce n'est que bien plus tard qu'il parvient à intégrer l'expérience tahitienne à sa pratique picturale, à travers les gouaches découpées. À partir de 1941 et après une lourde opération chirurgicale, ce nouveau procédé donne naissance à ses ultimes chefs-d'œuvre dont Jazz en 1947, La Tristesse du roi, 1952, ou les projets pour la Chapelle de Vence entre 1948 et 1951. 


Le seul souvenir -ou presque- qu'il me reste de l'école maternelle, c'est l'institutrice qui me demandait de remplir en jaune avec une technique  pointilliste de beaux citrons, sur papier, cernés d'un trait léger.
Mon meilleur souvenir d'école peut-être...Il me semble aussi que la couleur rassure.

 


 


Et... "Le citron" de Manet

 

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Mercredi 21 janvier 2009
"Je découpe à vif dans la couleur et je deviens sculpteur d'image."
"Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquilité."
QUI EST - CE?

 





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Lundi 19 janvier 2009
Aujourd'hui ce sera dans le désordre, une façon de bien attaquer la semaine.

Je vous souhaite une belle ballade sur une place que j'aime bien
link
Meez nature

Et de la lecture vers: http://www.zazieweb.fr/ 

Rire un peu avec:http://placeman.canalblog.com/

Vous faire connaître et me replonger dans:http://monsite.orange.fr/livresduscaphandrier/page8.html

Une réflexion sur:
Mon fils aîné -lycéen- revenant d'un forum d'orientation, m'annonça d'un air détaché qu'il s'était attardé au stand des armées (?!!) et qu'il était intéressé par l'aviation...[ce  doit être sûrement de la provo] Ne faisons pas attention à tout ce que peut dire un ado.
Alors Hector... causes tjrs tu m'intéresses...
...La guerre...
Quelle vacherie!




...J'aimerais retourner à Venise...!

http://www.roman-zaslonov.com/images/theatre_venitien.jpg

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Dimanche 18 janvier 2009



Les cahiers de la médecine utopique:
Le dernier refuge

Elle sanglote dans mon bureau : « Qu'est-ce que je vais devenir ? » ... Et puis, elle se ressaisit : « J'ai connu les camps de déportation des Khmers rouges et j'ai survécu ». Je connais son histoire de jeune étudiante : sept années de bagne au camp, d'où elle s'est enfuie à travers la forêt vierge, sans rien à manger... Son exil en France où sa première pensée a été de tout faire pour ramener sa mère et ses demi-frères et sœurs, et donc d'adandonner sa remise à niveau pour prendre le premier emploi venu de caissière dans un supermarché... Elle s'est sacrifiée, refusant tout mariage pour élever ses frères et sœurs.

54 ans et plein le dos... au sens propre ! Les frères et sœurs ont fait leur vie et maintenant galèrent de leur côté. La maman est restée avec elle et débute un Alzheimer. Quant à elle, elle a présenté des sciatalgies invalidantes et maintenant arrive à la fin du droit aux indemnités journalières. Elle s'obstine une deuxième fois à essayer de reprendre le travail à mi-temps : lors de la première fois, l'employeur l'avait mise à la caisse à côté des packs d'eau, malgré les interventions des organismes de prévention pour les adultes handicapés, et au bout de trois jours, elle était cassée... 25 ans de bons et loyaux services dans cette entreprise qui n'a qu'une hâte : la virer !

Nous n'avons en vue qu'une pension d'invalidité, (l'entreprise, pourtant importante, n'a pas souscrit de contrat collectif de prévoyance invalidité), et sa mère touchant sa (petite) retraite et vivant à son domicile, elle n'aura pas droit au fonds social d'invalidité. Le respect des anciens en Asie est insurmontable : sa maman fait ce qu'elle veut de sa pension et ne paye aucune facture. Ma patiente s'inquiète donc à juste titre de ne pas savoir comment elle joindra les deux bouts, avec un demi SMIC dans le meilleur des cas....

Le cabinet est le refuge où elle peut pleurer : comme elle, ces gens courageux, qui se sont toujours battus en serrant les dents et qui affluent maintenant, lestés de handicaps similaires, insolubles, m'émeuvent, me tourmentent. Entre celui qui cumule trois problèmes (maladie professionnelle, maladie et accident de la voie publique) relevant de trois organismes différents (CPAM, caisse des maladies professionnelles et compagnie d'assurance) pour lesquels chaque organisme se rejette la responsabilité, et pour finir, le laisse sans aucune ressource, entre tous les ouvriers cassés par le travail et que nos nouvelles lois voudraient prolonger jusqu'à 65 ans voire 70, entre tous ceux qui connaissent à présent la mise au chômage économique par les entreprises du fait de la crise, avec tous ceux-là nous essayons de nous battre, de trouver un minimum de solutions, mais à quoi arrivons-nous ? A constater la mise à mal de leur dignité d'êtres humains...

Elisabeth Pénide

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TOUJOURS RÊVER:::

 

 
 
 


 


 
 

























 

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Présentation

AUTOMNE HIVER




   




















LE CREUX DE L'OULETTE



 

 
















 

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait


rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.


Paul Verlaine








 
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