L'HIVER

MEILLEUR JOB DU MONDE
ça vous dit?!
link...clic!







 













pour tout le temps passé
à expliquer, promener, rire,
nager...
link en diaporama
A lire
Aristote "Les gens honnêtes et intelligents font
difficilement une révolution,

parce qu'ils sont toujours en minorité.



 

 

 

LE VENT D'HIVER



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 
 










   





LA MORSURE DU FROID


Vieux Churche. Image d'hiver

 



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RÊVES DE BAZARETTE ASA bibi

Réponses aux commentaires pas obligatoirement le jour même. Merci de votre compréhension Théodore Monod:"Le peu qu'on peut faire, le très peu qu'on peut faire,il faut le faire, pour l'honneur, mais sans illusion."


-Julien ou une conscience-: "Ceux qui prétendent que l'injustice est inévitable oublient qu'elle ne l'est que parce que trop de  gens leur ressemblent."

Samedi 27 septembre 2008
Je n'ai pas envie de faire de commentaires appronfondis sur le fonctionnariat -le connaissant bien- mais au fond je me dis que le service public est un plus en France bien qu'il aurait besoin que l'on y fasse le ménage, des gens n'y foutent rien, d'autres bossent -avec de piètres salaires- mais finalement emmerdent les  fainéants, trop de Politiques au " MILIEU", en particulier dans les collectivités territoriales, pas assez de moyens sur le terrain etc.
 Au final "les travailleurs" sont tellement désespérés qu'ils se suicident, tombent malades, ou passent leur temps dans la résistance... CLIClink




EXPRESSION DU JOUR  "LARGA MANU"

Expression qui signifie littéralement: "d'une main large". Elle est composée de l'adjectif largus ( larga au féminin ablatif) = large et du substantif manus (manu à l'ablatif) = main. L'ablatif indique ici le moyen. Donner quelque chose larga manu veut dire donner sans retenue, abondamment. Sur le plan de la construction, l'expression est à rapprocher de manu militari, même si ici l'adjectif est placé avant le nom.

 

Michel-Ange


Léonard de Vinci



 Anonyme

 

 


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Vendredi 26 septembre 2008

Celui qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit.
Proverbe chinois

 

Elles avaient décidé de partir une semaine vers l'Italie, en voiture avec une tente et leur toute jeunesse pour bagages.

Le tueur de Toscane avait encore frappé.

 

Mais intrépides,elles plantaient leur canadienne n'importe où.

 La plus méfiante des deux mettait un Opinel sous l'oreiller et rentrait les chaussures.

Pointure -37/38- trop féminine, trop évocatrice pour le tueur!

Elles musardaient dans les magasins pour le défi, faisaient mille bêtises et s'esclaffaient autant qu'elles le pouvaient; elles menaient leur vie façon "Thelma et Louise".

Pas de manières entre elles, pas de simagrés, une relation nette, tranchante, pas de cadeaux, pas de mièvrerie mais une affection certaine l'une envers l'autre, sans démonstration.

Dans toutes leurs différences elles se comprennaient, leur seul point commun était sans doute la force de leur caractère.

Chacune montrait sa témérité à l'autre, sans rivalité.

Arrivées à Gênes, elles voulurent se baigner sur la plus grande des plages.link

En fin de journée c'était l'idéal, personne ou presque car les demoiselles étaient sauvages.

Les maîtres nageurs italiens étaient un peu plus loin près de leur canot, ils regardaient circonspects ces deux donzelles qui, le nez au vent, se moquaient du drapeau rosso et s'enfoncaient dans les vagues bleu acier.

Elles nageaient et nageaient, loin, jusqu'à atteindre les flotteurs éloignés les uns des autres d'une bonne trentaine de mètres.

Le ciel tournait au violet, par endroits des nuages enflés de charbon imitaient les grimaces des masques chinois, le vent maintenant s'y mettait.

Mesdemoiselles ne s'en faisaient toujours pas.

Des murs de vagues entraînaient les flotteurs à danser la samba.

L'une d'elles cria quelquechose comme: "J'y vais! Maintenant! Je rentre...!"

Les paroles emportées par la pluie et les bourrasques, s'écrasèrent dans l'écume brillante.

"Elle" attendait -optismiste- que Zeus se calme un peu, on était bien sur ce flotteur.

Retomber en enfance sur un cheval de mer...

Bien au contraire le vent souffla de plus belle, le ciel se fit bleu-nuit.

La belle n'eut plus le coeur à faire du manège.

Ses mains mimaient de grands éventails, force gestes d'appel en direction de son amie Christine.

Celle-çi essouflée, mais soulagée, s'étirait sur sa serviette, allumait une cigarette.

 

La nageuse émérite sortit un bouquin de son petit sac à dos, lunettes Ray-Ban juchées sur un visage lisse et bronzé.

Une star...Une Reine!

Les maîtres nageurs ne quittaient pas leur poste.

Cela dura bien 10mns, "Elle" était sûre que Christine faisait semblant de ne pas la voir, de ne pas l'entendre.

La Reine, toute à ses pensées dès plus pragmatiques, replongea dans son fameux bouquin tournant le dos aux sauveteurs.
La Reine Christine était fière.

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=16540606

Les pensées de Christine, "Elle" en  connaissait la trame.

L'onde du vent les lui soufflait, "....Arrivera bien toute seule à décoller de son bouchon...!"


A Christine sur une île du Pacifique.



Tant que tu seras heureux, tu compteras beaucoup d'amis.

Si le ciel se couvre de nuages, tu seras seul.

Ovide





 http://blogsimages.skynet.be/images_v2/002/544/134/20080319/dyn003_original_1280_1655_pjpeg_2544134_bd7321f6b004d2318f819b1bca476e31.jpg












































             
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Mercredi 24 septembre 2008

C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas.
Hugo (Victor)



Blogus, enchevêtré dans sa nouvelle garde-robe, a bien voulu troquer ses frusques.  Les habits d'été ont regagné l'armoire. Blogus a changé de manteau.
Nous sommes à la mi-saison et le voilà raisonnable, prêt à se vêtir de ce que je lui propose, qu'il accepte enfin sans rechigner.
Les céladon, turquoise, émeraude, bleu de prusse s'en sont allés vers la ligne d'horizon, tout au bout de mes doigts tendus en pinceaux japonais.
Je m'éloigne de vous subtiles couleurs bleues.
 C'est l'heure des cèpes charnus, des châtaignes, des mousses vert-de-gris, des feuilles craquantes et flamboyantes, des blocs ronds, granits austères et familiers posés de part et d'autre des chemins.

Odeurs que j'ai souvent cherchées, que j'ai tenues là-bas, bientôt me reverra ce pays qui vient à ma rescousse, que je respire, que je serre contre moi en rêves de folies.

Un pays calme où le pas est lent.







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Lundi 22 septembre 2008

  Hier soir six hommes à table [dont mes rejetons...Jusqu'à quel âge vais-je les appeler ainsi?!]. Ces hommes, fort sympathiques au demeurant, n'ont cessé de parler "voile" quasiment d'un bout  à l'autre du repas. Je le savais...mais j'ai eu soudain la furieuse envie de me vautrer  sur le canapé avec le gros bouquin tout frais acheté "Les déferlantes"!
La bienséance avant tout, j'ai  simplement relâché mon attention de temps à autre et laissé divaguer mon esprit.
Me sont venues alors des idées sur les amitiés
féminines et masculines.
"Ils" ont la joliesse d'entretenir les leurs par des activités multiples et variées, alors que moi, "Elle", lorsque je vois mes copines ou amies, c'est soit pour aller au restaurant papoter, soit promener en papotant, faire du shopping toujours en papotant, s'alanguir au bord d'une piscine en papotant doublement...

Toutes les activités de "Il fut un temps", étaient on ne peut plus   mixtes. Les temps changent.
Rions un peu
:
 
 
Quant à moi, je me fais le reproche d'être piètre marin, par exemple  je vois un ferry la nuit, scintillant de tous ses  feux, j'ai tout de suite l'impression qu'un immense Luna Park  va m'engloutir toute entière avec le voilier et de redoutables fantasmes m' assaillent.
Dans ces éléments déchaînés, finirai-je ma vie comme Pinocchio dans le
ventre de Monstro?!"

J'en prierai presque...Et je peste alors, me traitant de "Faible femme"! Quoique...Evidemment j'ai plongé -plutôt sauté- d'une falaise de 17mètres de haut mais en cie d'un hollandais, champion de plongeons.
J'ai fait du canyonning en groupe pendant une petite dizaine d'années.

Des traversées d'Afrique en autonomie complète, des voyages, 
du vélo pas bien compliqué, à part les crevaisons que je savais quand même réparer, du vtt dans des pays difficiles... où on coupe encore les mains des voleurs.
Cependant je n'ai jamais pu faire du parapente, du planeur, de la navigation en haute mer, seule face aux éléments.
Tout cela sûrement dû à l'éducation reçue -100% petite fille et bien sûr judeo-chrétienne (malheureusement)- contre laquelle j'ai lutté du mieux que j'ai pu car l'appel de la vie "casse-cou" me tentait bien. Toute la question du Yin et du Yang.

Sports où l'on est vraiment face à soi-même, sports où personne ne peut venir vous secourir -à part vous-même- en cas de problème.
Florence Arthaud ou Isabelle Autissier ont toute mon estime, voilà des femmes qui font fi des hommes pour larguer les amarres en solitaire.
Je suis également en admiration devant les femmes chirurgiens, il y en a peu!

 
Rare aussi  où je suis partie -à mon âge et à l'heure qu'il est- avec une amie simplement marcher tranquillement en Auvergne, découvrir le creux des rivières et les causses fleuris de bruyère.
"Elles" ont 
les enfants, le mari, le travail,  des vieux parents ou encore mille bonnes raisons comme alibis et peut-être, même plus le désir!
Il fut un temps où, presque sans entrave, nous arrivions à partir (entre filles)  loin et même très loin de nos "repaires".
Revenons à ce repas, je pensai
, rêveuse, à une de ces escapades -en Toscane- sur un coup de tête, pari lancé, décidé et abouti et me disai que ces temps là allaient sûrement revenir.
Ce n'est pas tout de parler Bazarette!
En attendant je dois partir... faire un peu de sport, c'est déjà pas si mal.
A suivre et à demain.
 















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Vendredi 19 septembre 2008
EN ECHO A FREDO Photos bibi-Marseille
                                                                         



 



...Ville culturelle européenne...Je vais commencer, dès la semaine prochaine, à me "propulser" vers l'expo à la Vieille Charité - Van Gogh/Monticelli-.
Et oui! Je me sens un peu marseillaise par un grand-père né à "La Conception",  dcd dans le même lieu des années plus tard. Je ne l'ai jamais connu, ce que je sais c'est que son 2nd prénom était Marius!
Alors, quand je déambule parfois dans les couloirs de cette immense "Conception", j'ai tjrs l'impression de lui rendre comme une petite visite spirituelle...Allez savoir...
Sur ce, je vous conseille les excellents films de Robert Guediguian: "Marius et Jeannette" et "Marie-Jo et ses deux amours", tout particulièrement chers à mon coeur ces deux-là.

Le petit cadeau du Week-end -pour ceux & celles curieux du Sud- c'est un blog  pittoresque et truculent, avec, ce qui ne gâche rien, de bonnes recettes provençales. Le blog de JL Le Pechou "AÏOLI BLOG" link

Un régal pour bibi bercée par le mistral de ce parler marseillais, réminiscence d'interjections des aïeuls, Pardi ou pardine! Bonne mère! et autre Pécaïre & Capellan, Allez Zou boulegon! Là c'est gentil...
Mais... on va dire... à l'école et dans le parler de la rue, c'est dans le blog du Pechou que je me délecte!
Un livre de recettes incontournables et que chaque provençale a dans sa
cuisine, c'est le REBOUL.

Et pour le week-end qui s'annonce quelques musiques toutes générations confondues, et plus marseillaises que ça tu meurs...allez souriez  vous êtes filmés!



Librairie-resto des "Arcenaulx"
  
Une artiste que je me promets aussi de visiter enfin, c'est MarieDucaté:http://www.marie-ducate.com/site/menu.htm

 



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Jeudi 11 septembre 2008
La psychanalyse:

L'analyse, ce n'est pas se regarder le nombril.
On va, là, déposer ses valises.
Reprendre son "histoire" pour ne pas passer à côté de sa vie.
La psychanalyse s'adresse à des sujets plutôt jeunes et "intelligents".
 Le paiement s'effectue généralement en liquide, les séances ne sont pas remboursées.

On peut aussi discuter du paiement avec l'analyste.

Trouver un BON psychanalyste:

La psychanalyse n'est pas toujours une partie de plaisir, au niveau des mouchoirs mieux vaut apporter les siens, le psychanalyste n'est pas là pour vous en donner....et encore moins pour vous moucher.
Le chemin c'est le Sujet qui le fait.
Un bon analyste c'est quelqu'un d'abord qui sait écouter, ce n'est pas donné à tous, il y en a qui ne peuvent s'empêcher d'intervenir... trop tôt. 
Un des moyens  de le savoir est -malgré la souffrance émergeante ou vivace- de se sentir bien  avec le professionnel et
dans le lieu.
Si vous sortez de chaque séance, insatisfait, mécontent, mal à l'aise, reposez- vous la question "Me convient-il, ou elle, sa façon de travailler est-elle faite pour moi? Etc".
Ne pas hésiter à changer 1 fois, 2 fois, 5 fois...Il s'agit de votre vie.
Jusqu'à trouver "le" ou "la" car le voyage est long, raconter une vie, sa vie,  prend du temps...
C'est un sujet sérieux, grave, se retrouver nu et cru et se revêtir -au 2nd degré bien sûr- c'est difficile, certains passages sont mauvais (entendez, idées noires, angoisses, anxiété, phobies etc.) et  le psychanalyste se doit d'être là!
L'analyse est un travail de deuils... Une succession de deuils à faire.
La psychanalyse n'est pas proposée à tout le monde.

La règle d'or de la psychanalyse: 
neutralité, bienveillance et l'interdit des rapports amoureux...avec le patient(e).

Le transfert est inévitable.
Mais ceci n'engageant que moi, à vous d'en juger...

Elizabeth Roudinesco, passionnante, sait en parler.
LIRE SON ARTICLE ci-dessous

Auparavant les arts et la psychanalyse:


                                                      Lou Andreas-Salomé
                                                                     

Le corps précieux - Etude psychanalytique sur la peinture maniériste.
Anita Izcovich.
Ce livre explore la création picturale à partir des connexions entre l'art et la psychanalyse.
Le corps précieux, notamment à travers la représentation de la femme, nous fait témoin de la création du semblant : le maniérisme démontre en effet comment la maniera donne une présence à ce qui n'existe pas.

Consacrées à la clinique, la psychanalyse et sa théorie ont cependant toujours été ouvertes à d'autres champs qui les excèdent et les éclairent. On connaît par ailleurs l'impact de la psychanalyse sur les artistes et sur l'art lui-même. Ce livre explore l'œuvre picturale à partir des connexions entre l'art et la psychanalyse. Il se réfère à la peinture maniériste du XVle siècle, marquée par l'affectation, l'artifice, le raffinement, et la préciosité du corps pictural. Ce corps précieux du maniérisme nous fait témoin de la création du semblant, notamment à travers la représentation de la femme : il démontre, en effet, comment la maniera donne une présence à ce qui n'existe pas.

 


Cliquer sur les VIGNETTES notamment sur le "Photo de  Philippe Grimbert" et celle du "Divan chez Freud":  blog très intéressant! -notes récentes et pages-

Un secret

de Philippe Grimbert (psychanalyste)

« Fils unique, j'ai longtemps eu un frère. »
Au commencement de ce roman, le narrateur raconte que, petit garçon et fils unique, il s'est inventé un frère. Ce fantôme tyrannique a hanté ses jeunes années. Entouré de silence, ployant sous une culpabilité familiale, le narrateur éprouve le besoin de raconter un passé qu'il s'imagine lisse et tranquille jusqu'à ce que Louise, vieille amie de ses parents et confidente de l'enfant, vienne tout d'un coup lui révéler un secret lourd et bouleversant.


Apprendre à pardonner, L\'approche psychanalytique, Chantal Calatayud

Apprendre à pardonner, L'approche psychanalytique, Chantal Calatayud

Alors que le dictionnaire Larousse indique que le pardon insiste à ne pas tenir rigueur d'une faute, d'une offense ou encore, qu'il peut s'agir d'une formule de politesse lorsqu'on dérange quelqu'un, la psychanalyse en donne une définition beaucoup plus large. En psychanalyse, pardonner consiste à prendre en compte les dispositions limitatives de l'autre. Ainsi, le pardon renvoie à un autre agresseur, à un individu, quoi qu'il en soit, en recherche de conflits. Sigmund Freud nous a permis de comprendre que rechercher le conflit masque une souffrance interne et des blessures intimes enfouies à l'intérieur de nous, au plus profond de nous-mêmes. Pardonner n'appartient pas au domaine de la facilité. Cela nécessite une connaissance de soi qui s'étaye, fondamentalement, sur la compréhension des autres, sans pour autant prendre le risque de juger. De tout temps, certains philosophes ont justifié l'utilité du pardon en opposant le bien et le mal et il est évident que le pardon appartient au vocabulaire populaire et quotidien. Ce livre s'adresse à toutes les personnes qui, dès l'adolescence, désirent accéder à la compréhension du psychisme et du comportement humain face à des situations de blocage.


A CONSULTER

forumdespsychiatres.org/index.php?option=com_....
 
camilleclaudel00.free.fr/spip.php?article19.

 
                                                         

Elisabeth ROUDINESCO contre-attaque

Historienne, directrice de recherche à l'université Paris VII, la psychanalyste réagit au Livre noir de la psychanalyse

(les Arènes)


Le Livre noir vous a scandalisée. Pourquoi?

 

Le but de cet ouvrage au titre racoleur n'est pas de critiquer la psychanalyse, mais de nuire à une discipline et à ses représentants, dans un contexte de crise. Freud y est traité de menteur, faussaire, plagiaire, dissimulateur, propagandiste, père incestueux. Il est présenté comme une sorte de dictateur ayant trompé le monde entier avec une doctrine fausse. La plupart des grandes figures de la psychanalyse, Melanie Klein, Anna Freud, Jacques Lacan, Bruno Bettelheim, Françoise Dolto, sont brocardés. Dans une langue pauvre et vulgaire, et à coups d'affirmations fausses et sans fondements. Tous les mouvements psychanalytiques sont dénoncés comme des lieux de corruption et les analystes, taxés de criminels, responsables de la mort de 10 000 toxicomanes en France, pour avoir prétendument contribué à empêcher la diffusion des traitements de substitution. L'ouvrage est d'autant plus pervers que, en dehors de ses cinq principaux signataires - une éditrice, un historien et trois thérapeutes comportementalistes violemment antifreudiens - il inclut également des auteurs dont les articles peuvent être des critiques de la psychanalyse ou de Freud, mais qui n'ont rien à voir avec cette position ultradestructrice et qui ont peut-être servi, à leur insu pour certains, de caution à l'entreprise. Ce n'est pas un livre scientifiquement sérieux, c'est un réquisitoire fanatique qui se situe dans la tradition de l'école dite «révisionniste».

 

Vous faites allusion aux négationnistes des chambres à gaz?

 

Pas du tout. Ce terme de «révisionniste» est celui que se sont donné eux-mêmes les historiens américains qui ont entrepris la critique systématique de l'œuvre de Freud, qu'ils considèrent comme un plagiaire et un mystificateur. Un courant qui va bien au-delà de la critique et qui vise à montrer que la psychanalyse est une imposture. Ses partisans ont fini, à cause de leurs excès, par être marginalisés outre-Atlantique, après avoir voulu faire interdire, en 1996, une grande exposition sur Freud à Washington.

 

Mais n'a-t-on pas le droit de critiquer la psychanalyse?

 

Bien entendu qu'il faut critiquer la psychanalyse: j'appartiens au courant historiographique inauguré par Michel Foucault et Henri Ellenberger, dont l'œuvre est aujourd'hui détournée par les auteurs du Livre noir. Mais les principaux auteurs et responsables de cet ouvrage ne sont pas dans ce registre: ils décrivent un goulag imaginaire dont ils n'apportent aucune preuve. Les chiffres sont faux, les affirmations inexactes, les interprétations parfois délirantes. La France et les pays latino-américains sont traités de nations arriérées, comme si la psychanalyse y avait trouvé refuge pour des raisons obscures alors qu'elle aurait été bannie des pays civilisés. De nombreux textes sont des résumés de livres - déjà publiés depuis des années et connus des spécialistes - dont les idées sont déformées, isolées de leur contexte et parfois détournées. Ce sont des vieilleries déguisées en révélations d'une vérité cachée jusque-là, alors que l'inventaire a été fait depuis longtemps. La théorie analytique est présentée comme une «fausse science» dénuée de tout savoir clinique. Aucun de ses aspects positifs n'est mentionné, pas même ses succès célèbres, ni Marie Bonaparte, sauvée du suicide par Freud, ni Françoise Giroud, qui disait devoir la vie à son analyse avec Lacan. Les «victimes» de la psychanalyse sont appelées à se rebeller, non pas contre les charlatans qui les auraient abusées, mais contre une discipline dans son ensemble, ce qui est absurde. Les auteurs invitent les patients des analystes à quitter les divans pour rejoindre ceux qui, aujourd'hui, seraient les seuls à pouvoir guérir l'humanité de ses problèmes psychiques: les psychiatres partisans des thérapies comportementales et cognitives (TCC). Les abus des médecins, des psychanalystes ou des psychothérapeutes, qui existent bien sûr, servent de prétexte pour s'attaquer au père fondateur. C'est comme si on déclarait demain que Spinoza était un imposteur. Il y a bien une campagne aujourd'hui - avec laquelle je ne suis pas d'accord - qui vise à interdire à l'université l'enseignement de l'œuvre de Heidegger, mais ce dernier était nazi, ce qui n'est pas le cas de Freud!

 

Ce n'est tout de même pas la première fois que la psychanalyse est attaquée...

 

Depuis le début, avant même la constitution d'un mouvement psychanalytique orthodoxe, elle a toujours suscité de la haine - que je distingue de la nécessité d'une position critique. On dirait que cette doctrine touche à quelque chose de si essentiel - la subjectivité humaine, l'inconscient, ce qui nous échappe - qu'elle déclenche des réactions démesurées. Elle a d'abord été qualifiée d'obscénité par l'Eglise catholique et les puritains, parce qu'elle parlait de la sexualité infantile. Dans les querelles nationalistes, elle a successivement été traitée de «science boche» par les Français, sous prétexte qu'elle échappait au caractère latin, alors que les Scandinaves la qualifiaient de «science latine», inventée à Vienne, la ville décadente de Freud, et donc dégénérée. Les nazis l'ont ensuite désignée comme «science juive» ou «judéo-bolchevique». Puis elle a été décrétée «science bourgeoise» par les staliniens après 1949, et «idéologie américaine» dans le contexte de la guerre froide, alors qu'il y avait beaucoup de freudiens de gauche. Finalement, les psychiatres du Parti communiste ont changé de position après le rapport Khrouchtchev, en 1956. L'Eglise catholique, elle aussi, y est devenue favorable à partir de 1950: redoutant de recruter des pervers sexuels ou des malades mentaux dans ses rangs, la hiérarchie romaine ordonne alors le «discernement des vocations», c'est-à-dire des expertises psychiatriques. Comme, à ce moment-là, la psychiatrie est dominée par la psychanalyse, certains prêtres progressistes, tel l'abbé Oraison, profitent de cette ouverture pour s'interroger sur la nature de la foi. A partir des années 1960, le relais de la haine de Freud est repris par les scientistes, qui accusent la psychanalyse d'être non pas une science bourgeoise ou juive, mais une fausse science, une illusion religieuse dont Freud serait le nouveau messie.

 

Les historiens «révisionnistes» ont alors repris le flambeau?

 

Leur bataille, lancée dans les années 1970 aux Etats-Unis, a fini par s'éteindre dans les années 2000: ils ont échoué, car ils ont commencé à vouloir interdire des enseignements, des expositions et toute allusion positive à la psychanalyse. Les historiens critiques de Freud ont pris leurs distances avec ce mouvement radical alors que se développaient outre-Atlantique une profusion d'études sur le freudisme, dont une grande partie reste ignorée chez nous. Le Livre noir dénonce l' «exception française» parce que le courant analytique serait dans notre pays plus important qu'ailleurs. Mais l'Hexagone n'est pas une exception: la psychanalyse est toujours solidement implantée dans 41 pays. Si on se réfère au nombre de psychanalystes par habitant, le plus freudien est la Suisse, suivi par l'Argentine, la France, puis les Etats-Unis, le Brésil et le Royaume-Uni. Et les différences en termes d'implantation sont minimes: nous ne sommes pas, loin de là, le dernier bastion où résiste la théorie de l'inconscient.

 

Les psychanalystes eux-mêmes n'ont-ils pas prêté le flanc à ces attaques?

 

Les sociétés analytiques vivent dans un monde fermé traversé de querelles. Elles ont fait preuve d'une certaine arrogance à l'encontre des psychothérapeutes lors des récentes discussions sur le projet de loi visant à réglementer leur profession, en négociant avec le ministère pour en être exemptées. Elles ont aussi eu le tort de ne pas prendre en compte les transformations sociales. La psychanalyse doit sa grandeur à sa philosophie de la liberté, qui rend le sujet responsable de son destin. Mais les analystes français ont perdu leur pouvoir de subversion et se sont endormis sur la routine: ils se sont opposés au Pacs, au mariage des homosexuels, et n'ont cessé de prôner des positions frileuses sur l'évolution de la famille, alors que Freud lui-même n'avait pas hésité à prendre des positions courageuses à son époque contre la peine de mort, ou en défendant les homosexuels. Cela dit, la psychanalyse française a quand même évolué. Les analystes sont moins orthodoxes, ils ont renoncé aux cures à cinq séances par semaine, ils acceptent que les patients ne s'allongent pas. Il y a un débat mondial pour redéfinir la pratique et les formations.

 

La psychanalyse a longtemps été considérée comme la discipline reine de la santé mentale: est-ce toujours le cas?

 

La psychiatrie est devenue entièrement biologique, elle est en train de se soumettre au comportementalisme en redevenant purement médicale. Les praticiens adeptes des TCC sont peu nombreux en France (550 recensés), ils n'attirent pas spécialement le public, mais ces thérapies sont valorisées dans les facultés de médecine et par le ministère de la Santé - cela peut changer - car elles sont rapides et ne coûtent pas cher. Elles prétendent apporter la guérison par des méthodes de dressage qui réduisent le sujet à ses comportements. Mais il y aura toujours une partie de l'humanité qui échappera à cette normalisation. On n'arrivera jamais à l'homme parfait qui ne fumera pas, ne se droguera pas, fera l'amour selon les normes en vigueur et se soumettra sans broncher aux règles et aux conventions sociales. Nous vivons dans une société troublée par la mondialisation, l'évolution des normes morales et la perte des repères religieux et identitaires, une société de plus en plus puritaine, qui veut le risque zéro, qui poursuit les pédophiles mais autorise et valorise la pornographie. Il y a un vrai combat philosophique derrière tout cela: veut-on des individus soumis aux contraintes de l'efficacité économique et de l'hédonisme réduit à la question du corps, ou bien des sujets lucides et autonomes, mais peut-être moins contrôlables?


 

EDVARD MUNCH

D'Edvard Munch, on connaît les variations du Cri, œuvre-clé du mouvement expressionniste et expression du malaise de toute une société. De l'homme, on sait moins de choses. Orphelin de mère très jeune, de santé fragile, il est obsédé par la fragilité des corps et n'a jamais noué de lien amoureux durable. Il a du s'opposer à un père exigeant pour devenir peintre, et n'a connu la gloire que relativement tard. « Mélancolique » comme on disait à l'époque, il voyait l'art comme un moyen de clarifier ses problèmes personnels, une sorte de psychanalyse... Sa grande œuvre est un ensemble de tableaux (dont Le Cri) intitulé La Frise de la Vie, et qui était pour lui « le poème de la Vie, de l'Amour et de la Mort » (p.55). Arnaud Cathrine présente le personnage par le biais de différents narrateurs - la sœur, des amis artistes, des relations... - qui s'alternent de chapitre en chapitre et qui finissent par composer, à travers les faits objectifs de sa vie, le kaléidoscope émotionnel de Munch. En contrepoint frappant, des entrefilets journalistiques relatent les différents vols dont ont fait l'objet des oeuvres de l'artiste dans les années 2000 : quelle distance entre les difficultés de tous ordres du peintre et le succès d'aujourd'hui ! Habilement, le biographe fait son travail, mais il manque une mise en perspective avec le contexte social et l'effervescence artistique de ce tournant de siècle. En postface, Arnaud Cathrine propose seulement son propre cheminement vers Edvard Munch...
Sophie PILAIRE

 

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Mardi 9 septembre 2008
En lien avec le sujet prenez 5mns et allez vous promener dans "LES CADRES SUR LE DIVAN -le blog d'Isabelle Hennebelle" (voir ds Promenade)
Les commentaires sont aussi
très intéressants.

- Un café... Un double !
- Pour moi, un expresso.
- Et pour vous ?

- Un nouvel album des Femmes en blanc !
- Mais, Docteur, vous ne voyez pas qu'elles sont à bout...

Entre les membres qu'elles ne savent plus où empiler, les patients répétitifs et familiers qui font de l'hôpital, leur deuxième maison, et les anesthésistes qui ne veulent plus endormir, elles n'ont plus, comme arme, une bonne dose d'humour... et c'est tant mieux !

De l'infirmière au médecin, en passant par le patient, Bercovici et Cauvin n'épargnent personne ! Amputations en tout genre, anesthésie, piqûres, tout prend toujours des allures tragicomiques... ou simplement comiques !

Je suis désolée! Normalement, une jeune et jolie infirmière aurait dû vous accueillir pour faire votre bilan, mais elles sont toutes indisponibles. Léa est en dépression nerveuse, Clara doit être dans la salle de repos à préparer les banderoles pour la grève de demain, quant à Mathilde, elle s'est endormie en faisant une prise de sang lors de sa 34e heure de garde.
Il ne reste que Bertha pour votre piqûre. Au fait, vous n'êtes pas douillet, j'espère!?!


 

GESTES VITAUX

Ça s'est passé dans une ferme:
Elle mangeait son steak avec son fils, prise d'un fou-rire, elle avale de travers le morceau de viande et rapidement se cyanose. Le médecin appelé s'est dit soit je tente le tout pour le tout, soit je la laisse mourir. Il a pris le scalpel et hop, il a eu le réflexe de lui faire une trachéotomie sur place, et a mis le tuyau flexible du robinet en guise de canule, non vous ne rêvez pas! En tout cas, il lui a sauvé la vie. Quand on l'a vue sur le brancard avec ce tuyau...on n'en croyait pas nos yeux...elle s'en souviendra longtemps..."

Si vous vous trouvez en compagnie d'une personne qui s'étouffe, adoptez la méthode Heimlich, une méthode de désobstruction des voies aériennes sur l'adulte et l'enfant de plus d'un an. Elle sert à déloger un objet coincé dans la gorge et qui empêche une personne de respirer:

Méthode de Heimlich Méthode de Heimlich


"- La personne doit être debout ou assise.

- La méthode consiste à comprimer les poumons par le bas, la surpression ainsi créée déloge l'objet coincé. Pour cela, on place derrière la victime, un pied entre les 2 pieds de la victime.

- On met un poing fermé dos vers le haut dans le creux de l'estomac, au-dessus du nombril et sous les côtes. On place l'autre main par-dessus le poing, et on écarte bien les avant-bras. Puis, on exerce des traction violentes vers soi et vers le haut, afin de pousser les viscères sous les poumons (mouvements en " J ").

- Si l'on ne peut pas appuyer sur le ventre (par exemple sur une femme enceinte ou une personne obèse), alors on se met dans la même position que pour la méthode d'Heimlich (derrière la victime, dos de la victime plaqué sur le torse du sauveteur), mais on place les mains sur le milieu du sternum et on applique des compressions thoraciques.

- Sur un enfant de plus d'un an, on pratiquera cette méthode avec précaution. Sur un nourrisson, on utilisera la méthode de Mofenson: enfant à califourchon ventral sur la cuisse du sauveteur, qui a mis une main sous son thorax. Avec l'autre main, à plat, il frappe violemment entre les 2 omoplates, pour obtenir une compression brutale et suffisante du thorax et donc des 2 poumons."
Methode de MofensonMethode de Mofenson

Pour dédramatiser le tout, hop! Une p'tite video!
Souvenirs, souvenirs mais... il y a  aussi les cadences infernales et les patrons qu'on aurait envie ou de "tuer" ou d'"embrasser".
J'en ai rencontré un -il y a peu de jours- un professeur, chirurgien et  chef de service dans un hôpital d'importance. La simplicité de ce grand patron, si de plain-pied avec le Sujet -dans les deux sens du mot-, sa positivité, son franc-parler tout en douceur -ça c'est rare et même très rare- et dans la "vérité" qu'il doit donner, tant de bonté, d'intelligence, d'écoute, et de générosité morale et $!  C'est si rare que j'en suis restée pantoise... j'ai mis deux jours à m'en remettre...On y croit à nouveau et ça fait du bien.

Rions un peu:






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Dimanche 7 septembre 2008





Je vous présente aujourd'hui ma filleule Stéphanie LEDOUX,  inscrite dans la communauté "over-blogons.ENSEMBLE" créée par
Denis LE POULLENNEC.

over-blogons.ENSEMBLE Je parraine sur mon blog en le commentant un site que j'ai apprécié. Le filleul s'inscrit à la communauté et parraine lui-même un autre blog, tout en signalant son choix à son parrain d'origine. Nous apprendrons ainsi à mieux nous rencontrer

over-blogons.ENSEMBLE
J'ai moi-même été parrainée par Fred-Zibalo.
Au passage, merci donc à lui et à Denis.
La création, les conseils, l'histoire de l'Art, Denis sait les partager avec tous ses amis blogeurs. 

Pourquoi mon choix? [malgré tous les blogs qui m'intéressent fort par ailleurs] - C'est un des tout premiers blogs que j'ai visité, qui m'a plu et qui m'a donné envie d'ouvrir "un blog à moi".
- Ensuite la raison essentielle de mon choix: le blog de Tepani me ressemble... Je m'y retrouve dans la réalité et dans les rêves.

Stéphanie Ledoux est voyageuse, aventurière, agronome
cuisinière,-d'excellentes recettes sur son blog-,  photographe, et ARTISTE....Elle dessine depuis longtemps et nous fait partager, sur son blog, sa passion avec toute sa spontanéité et ses talents.
Je vous les laisse apprécier, en voici quelques exemples ci-dessous, donc bonne balade à tous.:::::::::
link
Ou voir aussi TEPANI dans la rubrique -Promenade-

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Chinese_baby

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J'ai passé le week end entier à peindre pour une commande spéciale de déco : un dyptique vitrail style art nouveau.

19536801


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mante



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AUTOMNE HIVER




   




















LE CREUX DE L'OULETTE



 

 
















 

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait


rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.


Paul Verlaine








 
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