L'HIVER

MEILLEUR JOB DU MONDE
ça vous dit?!
link...clic!







 













pour tout le temps passé
à expliquer, promener, rire,
nager...
link en diaporama
A lire
Aristote "Les gens honnêtes et intelligents font
difficilement une révolution,

parce qu'ils sont toujours en minorité.



 

 

 

LE VENT D'HIVER



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 
 










   





LA MORSURE DU FROID


Vieux Churche. Image d'hiver

 



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RÊVES DE BAZARETTE ASA bibi

Réponses aux commentaires pas obligatoirement le jour même. Merci de votre compréhension Théodore Monod:"Le peu qu'on peut faire, le très peu qu'on peut faire,il faut le faire, pour l'honneur, mais sans illusion."


-Julien ou une conscience-: "Ceux qui prétendent que l'injustice est inévitable oublient qu'elle ne l'est que parce que trop de  gens leur ressemblent."

Mardi 25 novembre 2008
,




LE RENDEZ-VOUS DE 19H


J'arrive enfin à garer ma voiture sur la place du marché, il me reste dix petites minutes pour honorer mon rendez-vous de 19 heures.

Je sors de l'auto et le froid me saisit de la tête aux pieds, diantre! Je m'engouffre de nouveau à l'intérieur de l'habitacle et sors de mon sac un bonnet rose-dragée, une écharpe et des gants assortis. Me voilà parée. Je me presse dans la nuit à travers les derniers citadins autant frigorifiés que je le suis.

La devanture allumée de la petite galerie, m'invite à lécher la vitrine déjà décorée par des sujets aux tons chauds, épicés, paprika et safran.

Des guirlandes brillantes s'entrecroisent au-dessus des tableaux.

Natures mortes à l'huile, portraits du XVIIIème, et lavis japonnais s'offrent aux regards gourmands d'un couple quinquagénaire, qui meurt d'envie de se faire un cadeau pour Noël et qui n'arrive pas ( malgré le froid) à libérer le trottoir étroit.

Je me hâte, ne souhaitant pas faire attendre la douce et patiente dame qui m'attend tout en haut de l'immeuble ancien, au charme désuet mais cossu.


L'index appuie sur la sonnette en laiton et je rentre dans la grande entrée, une odeur toute aussi ancienne que l'immeuble, frôle de sa fragrance le bout de mon nez congelé.

Les escaliers en pierre longent une rampe en fer forgé d'époque, entrelacs de feuilles d'amaranthe et  de lierre, un vrai travail d'orfèvre. En haut des trois étages, la double porte est grande ouverte. Elle m'attend.

Ou plutôt je l'attends.

..................

Nous bavardons, réponses en ricochets à chaque intervention, question, supposition, interprétation. Je l'écoute et la dévisage.

Belle femme, à qui je suis incapable de donner un âge.

Un visage lisse comme un galet et une peau transparente, à peine rosée.

Sa bouche est très maquillée, d'un flamboyant rouge hibiscus et je dois dire que cela  va bien à ses lèvres à peine charnues et très bien ourlées.

Tiens, une mouche au coin de la lèvre supérieure.

Des cheveux blonds, très blonds, des yeux...Je dirais verts plutôt foncés et grands, de grands yeux, le maquillage est léger mais remarqué.

Son pull noir est sans manches, à col roulé, tout simple. Quant à la jupe volantée, elle est dans un style folklorique du meilleur goût, des bottes cavalières terminent l'ensemble.

La fin de notre conversation s'ébauche, il est tard et je me prends -tout en l'écoutant- à méditer  sur les blondes.

Les blondes sont fades, il leur faut absolument un maquillage pour réchauffer le tout. C'est joli les blondes, délicat, ce côté pulpeux, sexy, élégant, classe et naturel selon les styles, forcément cela attire le regard. D'ailleurs le mien pèse et soupèse cette blondeur candide et  tout à fait raisonnable.

J'ai bien essayé d'être un peu blonde, puis un peu plus.  Bizarrement je ne me reconnais pas. J'ai testé aussi les roux, les cuivrés pour finalement revenir à l'autre couleur.  De toutes les façons j'aime changer mais  le blond, non! Dommage, je ne lui conviens pas! J'ai l'impression d'être passée dans une machine à laver, programme eau de javel,  allez savoir...!

Je médite encore et conclus que ma blonde préférée "actuelle" est aussi celle de Woody Allen,  c'est "définitely" Scarlett Johansson!




Fi donc des gwyneth paltrow , kylie minoguenicole kidman , melani griffithsharone ston


Au fait la dame blonde de l'immeuble, ne croyez pas que c'est ma psy...elle ne l'est pas...Déçus messieurs? Peut-être auriez-vous été prêts à simuler une légère déprime passagère?!


  







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Lundi 24 novembre 2008

Pastel sec de bibi, encore trop raide à mon goût...Mais j'y arriverai...ouarf!

En ces temps de dures politiques, voilà qui arrive à point!


[ EXPRESSION ]
« Traîner une casserole »

[ SIGNIFICATION ]
Avoir été compromis dans une affaire douteuse.
Traîner, dans sa réputation, les conséquences négatives d'un acte passé.

[ ORIGINE ]
Certains méchants marmots sont capables d'attacher des récipients métalliques (dont des casseroles) à la queue d'un chien qui, gêné par ce qu'il traîne et affolé par le bruit qu'ils font, se met à courir de façon désordonnée et très peu discrète.

Ces 'casseroles' sont pour lui à la fois embarrassantes, gênantes et bruyantes. Tout à fait comme une sale affaire dans laquelle a trempé quelqu'un, que certains n'ont pas oublié et se chargent de rappeler au bon moment pour jeter le discrédit sur la personne lorsqu'elle devient gênante.

Cette expression est très utilisée en politique, milieu plein de personnes aimables, saines et honnêtes, dans lequel, si jamais vous avez eu le malheur de faire un écart un jour dans votre vie (plus grave, quand même, que d'attacher des casseroles à la queue d'un chien), un de vos adversaires se chargera de le rappeler le plus bruyamment possible à vos électeurs au plus mauvais moment pour vous.
Et vous voilà, d'un coup, traînant derrière vous une 'casserole' devenue d'un coup très embarrassante et dont le bruit risque fort de compromettre vos chances d'être élu.
La métaphore est donc très parlante.
Cette expression est attestée en 1902.


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Mercredi 19 novembre 2008

Pour commencer un petit dessin au pastel sec, personnellement je le trouve un peu "raide"...J'accepte toute critique, cela fait progresser.
Pas d'olives... mais des "radis & des tomates".








Quelques photos des olivades en cette belle journée de dimanche . Récolte 253kgs!

Les amis, venus prêter main forte,  ont presque tous répondus "présents". C'est l'occasion de se revoir, les uns papotent dans les arbres tout en passant les peignes ou en cueillant à la main; de temps en temps, j'en profite pour bavarder avec certains  qui font une petite halte dans la cuisine, car je suis aux fourneaux et prépare le déjeuner.
En entrée j'ai fait une soupe -je pensais qu'il allait faire froid- soupe qui a eu  (on peut le dire) un franc succès, tant mieux car c'était la première fois que je me lançais dans une recette de soupe "corail".
 Mon chien surveille les opérations, c'est surtout "Lou Ravi" de la fête, il y a tant de monde pour lui lancer la baballe!



















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Dimanche 16 novembre 2008
VENEZ DECOUVRIR LES DONDONS QUI TOURNENT...
Titou a commencé par faire des études d'histoire et géographie, ensuite vinrent les enfants et elle en a élevé 3.
A ces moments perdus elle entreprit de faire de belles et grosses dames colorées en papier mâché et maintenant voici où en est Titou! Bravo l'artiste!link

Théophile Gautier (1811-1872)
Recueil: Emaux et camées

Oui, l'oeuvre sort plus belle
D'une forme au travail
Rebelle,
Vers, marbre, onyx, émail.

Point de contraintes fausses !
Mais que pour marcher droit
Tu chausses,
Muse, un cothurne étroit.

Fi du rhythme commode,
Comme un soulier trop grand,

Du mode
Que tout pied quitte et prend !

Statuaire, repousse
L'argile que pétrit
Le pouce
Quand flotte ailleurs l'esprit :

Lutte avec le carrare,
Avec le paros dur
Et rare,
Gardiens du contour pur ;


Emprunte à Syracuse
Son bronze où fermement
S'accuse
Le trait fier et charmant ;

D'une main délicate
Poursuis dans un filon
D'agate
Le profil d'Apollon.

Peintre, fuis l'aquarelle,
Et fixe la couleur

Trop frêle
Au four de l'émailleur.

Fais les sirènes bleues,
Tordant de cent façons
Leurs queues,
Les monstres des blasons ;

Dans son nimbe trilobe
La Vierge et son Jésus,
Le globe
Avec la croix dessus.


Tout passe. - L'art robuste
Seul a l'éternité.
Le buste
Survit à la cité.

Et la médaille austère
Que trouve un laboureur
Sous terre
Révèle un empereur.

Les dieux eux-mêmes meurent,
Mais les vers souverains

Demeurent
Plus forts que les airains.

Sculpte, lime, cisèle ;
Que ton rêve flottant
Se scelle
Dans le bloc résistant !








































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Jeudi 13 novembre 2008

















N'ayant pu aller au cimetière pour la Toussaint,
j'y suis allée hier avec ma tante et ma cousine.
Il faut dire que ces endroits, je les fréquentais petite quand on m'y amenait...
J'y sautillais, je regardais un peu  intriguée.
C'était presque pour moi comme un peu de gaieté, la famille allait au cimetière...
Et je me rendais utile du mieux que je pouvais quelque fois dans l'année.
Ce cimetière se trouve dans une petite ville portuaire et ouvrière. C'est un vieux cimetière qui a été agrandi plusieurs fois, peut-être quatre?!
Les cyprès sont énormes et d'un vert tirant sur le noir.
Ils sont beaux. Je ne peux m'empêcher de penser que,dans cette petite ville, seul le cimetière a du cachet.
La tombe familiale était très fleurie, la famille proche et également des amis n'avaient pas manqué de rendre visite aux défunts.
Ma tante, agée de soixante douze ans, s'essouflait -d'émotion- à nettoyer la dalle de granit, à replacer et placer les pots de chrysanthème.
Plusieurs fois nous avons proposé nos services mais elle semblait ne pas vraiment entendre.
J'allais chercher de l'eau et en profitais pour regarder les pierres tombales,
quelques noms gravés m'évoquaient des amis,  de mon père, d'une de mes tantes, de ma grand-mère.
Des noms mémorisés au hasard des conversations de grands.
Je me disais en ces instants, vous qui avez tant "jouer" ensemble,
vous  voilà "hors  la vie", vous reposez pourtant si proches, presque pourriez-vous vous toucher... !
Mais invisibles désormais, je suis le  témoin -ignorant- de votre amitié, par dessus vous je sais. La vie est déroutante.
Je me sentai à la fois détachée -processus défensif de l'âme- et complètement dans l'instant.
Je remarquai des tombes si vieilles qu'elles s'affaissaient dangereusement, je visionnai une scène un peu dingue , de corps  qui allaient soudain sortir de la fosse...Vite je repris mes esprits et m'appliquai à lire le petit panneau émaillé en recherche de  la personne pouvant fournir le moindre renseignement sur le dit emplacement.
On est reparti  par les travées, le petit Jack Russel sur nos talons, faisant fi  de ce lieu solennel,  joyeux entre nos pas, truffe au sol il trottinait.
D'autres tombes attiraient mon regard et en particulier comme on allait sortir, de toutes petites tombes, modestes, à même la terre, juste signalées par quelques repères. Au milieu de ces rectangles d'enfants, des signes: une avalanche de peluches, de jouets, de motos dans leur emballage cartonné, neuves à travers le cellophane.
Insolite, incongru, pathétique, atroce...Une plaque et la photo d'un tout petit garçon.
Ma tante m'apprit que son beau-père l'avait...tué.
Je devrais être "habituée" (...)  Les sévices sur les enfants faisaient aussi partie de mon métier,  mais non, j'ai toujours comme des hoquets intérieurs, silencieux  à  l'autre.
Pourquoi les voisins, la famille proche, les amis, la dass, la pmi, le médecin de famille, pourquoi personne n'a-t-il pu empêcher la mort d'un enfant dans notre société dite civilisée?
ll y a tellement de réponses...
Et maintenant tous ces jouets à vous fouetter, vous déchirer. 
Je n'étais plus très bien en sortant du cimetière et pourtant un autre m'attend, mais je crois que cette fois je ne resterais pas entre les allées...Puis, par-delà la reflexion vient des envies de:



littérature russe, de paysages blancs, de feux de cheminée, de soupe chaude au potimarron, de chahut  avec mes enfants,  de balade avec ce coquin de  chien, soudain je suis pressée de voir Noël arriver, de décorer les fenêtres, la maison de sujets brillants et colorés, de mettre les plantes de saison sur les tables, pailletées de poudre d'or.
Et placer  mon beau sapin roi des forêts dans son coin réservé, cuisiner, écouter des chants sacrés...







Ce dimanche, la maison et le jardin vont retentir de cris et de rires joyeux.
Les  olives attendent d'être cueillies par  des mains tendues pleines d'amitié limpide et gaie. Merci d'être là les amis.
On va parler, blaguer, l'esprit frais, joyeux, libre de temps perdu, de temps vivant!! 

 Dimanche, la maison va se remplir d'amis, de cousins, d'enfants...


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Lundi 10 novembre 2008

Taguée par REVELISE, voilà une photo de moi Bébé et une autre où je dois bien avoir 2ans au mariage d'une de mes tantes...



 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 8 novembre 2008
Pas de champignons cette  année, l'épicier me disait que les razzias de l'an passé avaient été fatales.
De la neige, de la pluie, du vent mais toujours les mêmes gens de mon petit -tout petit- village.
Les forêts domaniales immenses,  je hume l'automne de  tous mes sens. 
Une palette de tons chauds, les bruns, orangés, mirabelle, garance et  les bronzes si raffinés...Le granit des maisons grises et raides, tranche sur la douceur de la nature mordorée.
Je glisse dans les feuilles de novembre jusqu'à la ferme des Rage.
Au village "Noisette" m'attend, son pelage aussi roux que le sont les arbres et aussi épais que la neige tombée.


Des craies, des feuilles,  du noir et blanc.
Par temps de pluie, je dessine sur la table de ferme en regardant de temps en temps, par la fenêtre, la brume monter des sapins noirs, le thé fume et  la cloche de l'église sonne la demi.

n°1














n°2












n°3

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Vendredi 7 novembre 2008
CE QUE J' AI REçU DANS MA BOÎTE EMAILS:
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DANEMARK: UNE HONTE,
FAIS LE PASSER, EN ESPERANT QUE QUELQU'UN PUISSE FAIRE QUELQUE CHOSE POUR Y REMEDIER  TERRIBLE !!!! AUCUN DOUTE : LA PIRE DES BETES SUR LA PLANETE EST BIEN L'ETRE HUMAIN !!! .
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BIEN QUE ÇA SEMBLE INCROYABLE, CHAQUE ANNEE, CE MASSACRE BRUTAL ET SANGUINAIRE SE REPRODUIT DANS LES ILES FEROE, QUI APPARTIENNENT AU DANEMARK. LE DANEMARK, UN PAYS SUPPOSE "CIVILISE", MEMBRE DE L'UNION EUROPENNE. TROP PEU DE PERSONNES SUR TERRE CONNAISSENT CET EVENEMENT HORRIBLE ET DEPOURVU DE SENSIBILITE QUI SE REPETE CHAQUE ANNEE. CE MASSACRE SANGUINAIRE EST LE FRUIT DE JEUNES HOMMES QUI Y PARTICIPENT POUR DEMONTRER QU'ILS ONT ATTEINT L'AGE ADULTE (!!). C'EST ABSOLUMENT INCROYABLE QUE RIEN NE SOIT FAIT POUR QUE CETTE BARBARIE CESSE. UNE BARBARIE CONTRE LE "CALDERON", UN DAUPHIN SUPER INTELLIGENT QUI A LA PARTICULARITE DE S'APPROCHER DES GENS PAR CURIOSITE.
STP, PASSES CE MESSAGE A TOUS TES CONTACTS !! HONTE AU DANEMARK !!!


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AUTOMNE HIVER




   




















LE CREUX DE L'OULETTE



 

 
















 

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait


rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.


Paul Verlaine








 
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